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Université Kasdi Merbah Ouargla (2019)

Bioécologie de quelques espèces de lépidoptères en milieux agricoles sahariens (Cas des régions d’Ouargla et de Biskra)

BOURAS Asma

Titre : Bioécologie de quelques espèces de lépidoptères en milieux agricoles sahariens (Cas des régions d’Ouargla et de Biskra)

Auteur : BOURAS Asma

Université de soutenance : Université Kasdi Merbah Ouargla

Grade : Doctorat 3ème cycle en Sciences Agronomiques 2019

Résumé
L’étude bio-écologique des lépidoptères est réalisée dans quelques milieux agricoles sahariens de la région d’Ouargla (3 stations) et de Biskra (2 stations). Afin de nuancer l’importance de ce groupe d’insecte, un inventaire des arthropodes en fonction des ordres et des espèces de lépidoptères est réalisé sur une période de 13 mois (janvier 2014 jusqu’à janvier 2015) tout en utilisant cinq méthodes de piégeages (pièges colorés, fauchage, pièges lumineux piège sucrés et piège à phéromone). Cette étude a permis de recenser 16 ordres, dont l’ordre Lepidoptera est positionné à la cinquième place avec 112 espèces réparties en 23 familles. La richesse totale la plus élevée est notée par la méthode des pièges colorés avec des valeurs variant entre S = 54 espèces (Biskra) et S=67 espèces (Ouargla). La station 1 est la plus riche en espèce de lépidoptères (S = 66 espèces) à Ouargla contre la station 4 (62 espèces) pour la région de Biskra. D’une manière globale, les espèces les plus capturées dans ces stations sont Tuta absoluta (256 individus), Stathmopoda elyella (226 individus) et Zizeeria knysna (134 individus)Utetheisa pulchella (156 individus). L’étude de bio-écologie deUtetheisa pulchella montre quela durée de cycle biologique de cette espèce est relativement importante au Sahara algérien (Biskra) et dépend de plusieurs facteurs qui conditionnent la durée des différents stades, très variables et qui augmentent avec l’âge de l’individu. Pour les préférences alimentaires, la consommation des larves augmente également en fonction de l’âge, surtout pour les deux derniers stades larvaires, avec une préférence plus au moins stable pour Heliotropium europaeum par rapport à Cucurbita pepo. Chez ce dernier papillon, environ 2 générations sont observées en septembre et en décembre. En forte densité, cette espèce (U. pulchella) se développe sur les feuilles, puis sur les tiges de H. europaium après une défoliation totale. Le suivi de Tuta absolutamontre une abondance qui varie entre 5,6% (stations d’Ouargla) et de 16, 9% (stations de Biskra). Une évolution dans le temps de nombre d’individus a été constaté avec un pic important en mois de mai (17 individus) enregistré au niveau des stations de la région de Biskra et un pic en mois de mars (8 individus) au niveau des stations de la région de Ouargla. Concernant les cumulés des adultes mâles dans les pièges à phéromone sexuelle, les valeurs dépassent les 1000 individus en mois de mai au niveau des deux régions d’étude. A propos de l’étude de bio-écologie de Pieris rapae, il est constaté que son abondance varie entre 0,3% (Ouargla) et 8,0% (Biskra). A Ouargla, cette espèce n’apparue qu’en mois de mars avec 4 individus alors sa fluctuation à Biskra montre un pic en mois d’avril et de mai avec 18 individus pour chaque mois. Concernant l’espèce de Cynthia cardui, ses abondances fluctuent entre 1,9% (Ouargla) et 2,5 % (Biskra).

Mots clés : Lépidoptères milieu agricole espèce nuisible bio-écologie Algérie Sahara

Présentation

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Page publiée le 27 novembre 2020