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Université Abdelhamid Ibn Badis de Mostaganem (2020)

Utilisation de substances naturelles extraites de quelques plates endémiques des régions steppiques algériennes (le Hodna en particulier) comme moyen de biocontrôle de l’anthracnose des légumineuses alimentaires causée par Ascochyta sp.

TIAIBA, AMMAR

Titre : Utilisation de substances naturelles extraites de quelques plates endémiques des régions steppiques algériennes (le Hodna en particulier) comme moyen de biocontrôle de l’anthracnose des légumineuses alimentaires causée par Ascochyta sp.

Auteur : TIAIBA, AMMAR

Université de soutenance : Université Abdelhamid Ibn Badis de Mostaganem

Grade : Docteur es Sciences Agronomiques 2020

Résumé
Les travaux de cette thèse consistent à réaliser des bioessais à l’échelle in-vitro et à l’échelle in-vivo ou in-planta dans le but d’étudier l’activité antifongique des extraits végétaux de Artemisia alba, A. campestris, Cleome arabica, Lycium arabicum, Peganum harmala, Thapsia garganica, Thymelaea hirsuta et T. microphylla, plantes poussant spontanément dans la steppe du Hodna (Algérie), contre Ascochyta rabiei, agent de l’ascochytose du pois chiche (Cicer arietinum L.) et A. pinodes, A. pisi et Phoma medicaginis var. pinodella, agents responsables de l’ascochytose du pois (Pisum sativum L.). L’évaluation de l’effet in-vitro des huit extraits végétaux bruts, appliqués à 1,5, 3 et 6%, sur la croissance mycélienne, la sporulation et la germination des pycnidiospores des quatre champignons, montre une action qui varie significativement suivant l’origine botanique et la dose de l’extrait. Excepté A. pisi qui se montre sensible presque à la majorité des extraits, les meilleurs niveaux d’activité antifongique sont enregistrés avec les extraits de A. alba, L. arabicum et P. harmala. Le fractionnement des extraits bruts de A. alba, de L. arabicum et de P. harmala et l’étude de l’effet de leurs sous-fractions sur les mêmes paramètres biologiques de A. rabiei et A. pinodes, révèlent que l’action de l’extrait de P. harmala est surtout due à ses alcaloïdes alors que, dans le cas des extraits de A. alba et de L. arabicum, l’action antifongique est légèrement plus marquée avec leurs composés phénoliques. A l’échelle in-vivo, les traitements des folioles du pois et les plantes du pois chiche avec des extraits bruts de A. alba et de P. harmala à 1,5, 3 et 6%, s’avérèrent efficace, surtout à 6%, sur l’allongement du temps des principales composantes épidémiologiques des agents causals, à savoir la période d’incubation et la période de latence. Ces traitements ont également montré des effets remarquables en réduisant les niveaux de sévérité de la maladie sur pois et sur pois chiche. En dehors d’un traitement fongicide conventionnel, les deux extraits ont fortement réduit la sévérité de l’ascochytose, particulièrement lorsqu’ils sont appliqués à 6%, toutefois l’extrait de P. harmala, se montre sensiblement plus efficace que celui de A. alba

Présentation

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Page publiée le 12 octobre 2020