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Université de Liège (2020)

Alternatives aux pesticides chimiques dans la lutte contre les ravageurs des cultures maraîchères en Afrique et Europe de l’Ouest et applications pratiques en Féverole et Niébé

Agonse, Gbèdjlonou Hilaire

Titre : Alternatives aux pesticides chimiques dans la lutte contre les ravageurs des cultures maraîchères en Afrique et Europe de l’Ouest et applications pratiques en Féverole et Niébé

Auteur : Agonse, Gbèdjlonou Hilaire

Université de soutenance : Université de Liège

Grade : Master de spécialisation en production intégrée et préservation des ressources naturelles en milieu urbain et péri-urbain 2020

Résumé
Les acariens ravageurs sont inféodés aux cultures maraîchères en Afrique et en Europe de l’Ouest et causent beaucoup de dégâts sur ces dernières. Nos résultats ont montré qu’il existe des acariens communs aux deux régions Tetranychus evansi Baker & Pritchard ,1960 ; Tetranychus urticae Koch,1836 et Aculops lycopersici (Massee,1937) mais Polyphagotarsonemus latus (Banks,1904) est surtout redoutable en Afrique de l’Ouest. Les pesticides chimiques sont dangereux ;dans notre travail, une étude critique comparée des alternatives aux pesticides chimiques pour le contrôle de ces acariens dans ces deux régions a été faite. En cas pratique des essais ont été faits au laboratoire et au champ pour contrôler respectivement Callosobruchus maculatus (Fabricius ,1975) et Bruchus rufimanus Boheman , 1833. En effet, B. rufimanus et C. maculatus causent respectivement dégâts sur la féverole Vicia faba L. (Fabaceae) et sur le niébé (Vigna unguiculata (L.) Walp. (Fabaceae). Au laboratoire, nos résultats ont montré que les plus faibles pontes ont été enregistrées au niveau des traitements à Aspergillus flavus et Beauveria bassiana (P = 6.047e-14) ainsi qu’au niveau des souches inconnues SI,SII,SIII ( P <0.001). Par ailleurs, il faut 12 jours avec les traitements A. flavus et B. bassiana pour réduire à 50% la population de C. maculatus (P respectivement 0,0043 et 0,033). Au champ, nos résultats ont montré que la phase végétative de la variété Fanfare de féveroles dure 39 jours. L’analyse statistique montre respectivement à la période du 17-06-20 et 24-06-2020 qu’il y a une différence significative entre les différents pièges utilisés pour le contrôle de B. rufimanus (P = 0 ,025) et (P = 0,042) . À ces dates, les pièges manuels (PM) semblent être meilleurs. De plus, les pièges verts à ailettes (Koppert) à attractant kairomonal de type floral de chez International Pheromone systems Ltd (PVIPS) semblent capturer moins d’insectes aphidiphages et pollinisateurs comparés aux autres pièges (P =2,1e-7) et plus de ravageurs (B.rufimanus). Les pièges blancs à attractant kairomonal de type gousses (PBG) capturent plus de syrphes (P = 0,00026). Les bourdons sont nombreux dans le champ comparé aux autres aphididae à la date du 24-06-2020 (P = 0,00056). En considérant la ponte de B.rufimanus au champ, il n’y a pas de différence significative entre les différents traitements (P=0,83). B. bassiana a un effet néfaste sur la fécondité de B.rufimanus au champ et sur la population d’Aphis fabae L . B. bassiana et A. favus sont sans effet négatif sur les syrphes et coccinelles . Après identification, les coccinelles (Coccinella7-punctata) et les syrphes (Episyrphus balteatus) sont les plus abondants dans le champ de féverole.

Présentation (MatheO)

Page publiée le 13 novembre 2020