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sur le développement des zones arides et semi-arides

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Université El Hadj Lakhdar de Batna (2020)

ETUDE DE CERTAINS FACTEURS DE REPRODUCTION CHEZ LA FEMELLE OULED DJELLAL EN REGIONS ARIDES ET SEMI ARIDES

BELKACEM LILIA

Titre : ETUDE DE CERTAINS FACTEURS DE REPRODUCTION CHEZ LA FEMELLE OULED DJELLAL EN REGIONS ARIDES ET SEMI ARIDES

Auteur : BELKACEM LILIA

Université de soutenance : Université El Hadj Lakhdar de Batna

Grade : Doctorat en Sciences (Sciences Vétérinaires) 2020

Résumé
La production ovine représente une activité économique majeure dans les régions arides et semi-arides. Pour déterminer l’effet du statut physiologique, du stade de gestation, de la taille de portée sur le profil métabolique et celui des hormones de la reproduction (Progestérone, œstradiol 17-β ) des brebis Ouled-Djellal au cours d’un cycle de production correspondant à la lutte de printemps, vingt et trente brebis entre 1 et 4 ans provenant respectivement de zones semi-arides et arides ont été utilisées. Dans la région semi-aride, 15 brebis étaient fertiles (8 à portée simple et 7 à portée double). En zone aride, 24 brebis ont été gestantes (14 portant un fœtus et 10 portant des doublés). Les échantillons sanguins ont été prélevés un mois avant la lutte, en début (premier mois), au milieu (troisième mois) de gestation, en fin de gestation (dernier mois) et après agnelage (20- 30 jours post-partum). Les concentrations sériques en progestérone (P4) et œstradiol 17-β (E2) augmentent avec l’avancement de la gestation et la taille des portées dans les deux régions avec des taux plus élevés en fin de gestation chez les brebis à portées doubles en zone aride. Un effet significatif (p <0,05) du nombre de fœtus sur la progestéronémie a été relevé en début de gestation en région aride et sur l’œstradiolémie (p <0,05) dans les deux régions. En fin de gestation, un effet significatif du nombre fœtal a été observé dans la zone semi-aride (p <0,05) et dans la zone aride (p <0,001) pour la P4 et seulement pour l’E2 (p <0,05) en zone aride. Les teneurs plus élevées chez les femelles gestantes (à portée simple et double) en zone aride comparée à la zone semi-aride traduisent l’état nutritionnel des brebis plutôt que les conditions environnementales. Aucun effet significatif de la taille de la portée sur les métabolites sanguins (énergétiques, protéiques et enzymatiques) n’a été trouvé dans les deux régions. Toutefois, en région aride, la fin de gestation a accusé un déclin de la note d’état corporel des brebis et des glycémies et une augmentation de la cholestérolémie et de la triglycéridémie. Ce qui indique une lipomobilisation chez les mères en réponse à la croissance fœtale maximale et à l’apport nutritionnel déficitaire. Toutefois, les valeurs des paramètres biochimiques comprises dans les intervalles de référence confirment que la brebis OD adapte son métabolisme aux conditions nutritionnelles et environnementales existantes. Les résultats obtenus suggèrent une supplémentation des femelles notamment de la région aride durant la fin de gestation. D’autre part, les performances reproductives des brebis sont meilleures en région aride. La taille de la portée affecte significativement la croissance pondérale des agneaux OD de la naissance jusqu’à 60 jours d’âge. Les naissances simples présentent un meilleur poids de naissance et de meilleurs GMQ (gain moyen quotidien) le premier mois et les doublés marquent une croissance compensatrice à partir de 30 jours. Au sevrage (90 jours), les agneaux simples et doubles ne présentent pas de différences pondérales. Le sexe ne semble pas influencer significativement les performances de croissance des agneaux de la naissance à 60 jours. Les poids des agneaux au sevrage sont meilleurs chez les mâles que les femelles et au site aride comparativement au semi-aride.

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Page publiée le 12 octobre 2020