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Institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier - (IAMM-CIHEAM) 2020

Etude de mécanismes d’absorption et de remobilisation de l’azote afin de parvenir à la caractérisation de l’efficience de l’utilisation de l’azote chez le blé dur sous un stresse biotique (la septoriose)

Ben Omrane M. 

Titre : Etude de mécanismes d’absorption et de remobilisation de l’azote afin de parvenir à la caractérisation de l’efficience de l’utilisation de l’azote chez le blé dur sous un stresse biotique (la septoriose)

Auteur : Ben Omrane M. 

Etablissement de soutenance : Institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier - (IAMM-CIHEAM)

Grade : Master of Science (MS) Professionnel 2020

Résumé
Le blé dur (Triticum durum) représente la culture céréalière la plus importante en Tunisie aussi bien sur le plan économique que social. Actuellement, les principaux problèmes liés à la production de blé concernent la rentabilité économique, l’impact environnemental, les maladies fongiques et le taux de protéines des grains. L’un des possibles leviers d’action est l’amélioration du pilotage de la fertilisation azotée, un facteur primordial dans le contrôle et l’augmentation des rendements. De plus, cette fertilisation constitue une composante importante dans la gestion de certaines maladies les plus redoutables en Tunisie. La septoriose du blé causé par « Zymoseptoria tritici » est l’une des principales maladies foliaires les plus dévastatrices. En effet, elle affecte considérablement la physiologie de la plante en provoquant des pertes de rendement dépassant les 50% en conditions épidémiologiques. Cette sévérité augmente avec l’utilisation excessive des fertilisants. C’est dans cette optique que s’inscrit la présente étude qui a pour objectif de déterminer l’effet de différentes doses d’azote sur le développement de la septoriose, sur les composantes du rendement, sur les indices de l’efficience de l’utilisation de l’azote et la teneur en protéine. Différentes doses d’azote (0, 50, 100, 150kg/ha) ont été utilisées afin de tester leur effet sur le degré de sensibilité à la septoriose chez quatre variétés de blé dur les plus utilisées par les agriculteurs tunisiens. L’analyse des résultats a révélé que la sévérité de la maladie de la septoriose augmente pour les cultures avec l’élévation des doses de fertilisants azotés. De ce fait, le niveau de sévérité le plus élevé a été enregistré pour la dose 150kg/ha, suivie par les deux doses : 100 et 50 kg/ha. Il en résulte que l’apport d’un engrais azoté stimule et amplifie l’incidence de cette maladie. De plus, on a pu constater également que le semis direct, étant responsable de la préservation de la microflore du sol et des sources d’inoculum de la septoriose, est également le principal responsable de l’augmentation de l’incidence et la sévérité de cette maladie jumelée avec d’importantes doses d’azote (150 kg/ha). Ainsi, la septoriose a entrainé des pertes de rendement aussi bien pour les variétés sensibles (Razzak, Karim) que les variétés les plus tolérantes dont Maâli et Salim. De même, l’incidence de cette maladie a été plus élevée en semis direct pour les quatre génotypes testés par rapport au conventionnel. Ceci pourrait nous permettre de constater que les variétés tolérantes sont plus sensibles à la septoriose que les variétés sensibles qui demeurent d’autant plus sensibles lors de l’inoculation, de l’augmentation des doses de fertilisation azotées et au niveau du semis direct. La teneur en azote et en protéine a été également affectée par l’inoculation de cette maladie et le dispositif de semis appliqué surtout pour les deux génotypes tolérants (Maâli et Salim respectivement). Une augmentation de 20 et 22% pour ces deux taux pour ces deux dernières variétés lors de l’application du semis conventionnel par rapport au semis direct.

Mots-clés : PRODUCTION AGRICOLE ; BLE DUR ; TENEUR EN AZOTE ; AZOTE ; MALADIE FONGIQUE ; FERTILISATION ; ENGRAIS AZOTE ; SEMIS DIRECT ; CEREALE ; GRAIN ; RENDEMENT DES CULTURES ; TENEUR EN PROTEINES ; TUNISIE

Présentation (CIHEAM-IAMM)

Page publiée le 9 novembre 2020