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Université Paris Sud Faculté Jean Monnet (2019)

Les savoirs autochtones et le droit de l’environnement au Mozambique : quelle place pour L’intégration ?

Amade Nacir

Titre : Les savoirs autochtones et le droit de l’environnement au Mozambique : quelle place pour L’intégration ?

Auteur : Amade Nacir

Université de soutenance : Université Paris Sud Faculté Jean Monnet

Grade : Master 2 Gouvernance de projets de développement durable au Sud 2019

Résumé
Fréquemment nous pensons aux savoirs autochtones comme quelque chose de détaché du reste du monde, détaché du droit. Ce regard nous pousse à avoir une notion qui consiste à percevoir les savoirs autochtones et le droit environnemental comme des éléments mutuellement exclusifs. Cependant, dans la présente étude nous cherchons à dépasser cette vision tayloriste (au sens large du terme) cette vision fragmentée du rapport existant entre les savoirs autochtones et le droit de l’environnement ; pour se faire, nous discutons sur l’intégration des savoirs autochtones dans la législation de l’environnement du Mozambique. L’objectif est de comprendre comment les savoirs autochtones au Mozambique sont intégrés au droit de l’environnement, au droit positif mozambicain, et par conséquent vérifier quels sont les effets de cette intégration, à la fois pour la population mais aussi pour le droit. Ces sont ces quelques éléments que nous cherchons à analyser.

Nous problématisons la notion « autochtone » pour avoir une vision originale de ce terme que nous utilisons pendant tout le travail. De même, nous décortiquons l’intégration, qui est à la base une notion positive. Ensuite, quant à la méthodologie, nous avons utilisé à la fois la recherche bibliographique mais aussi la méthode qualitative et quantitative. C’est-à-dire, nous avons cherché dans la documentation existante, les livres, sites, etc., ce qui existe autour de notre discussion centrale et bien d’autres qui sont périphériques. Les méthodes historique, comparatif et statistique furent aussi utilisées. De plus, nous avons mené des enquêtes au sein de la population autochtone, mais aussi aux spécialistes du domaine de l’environnement au Mozambique. D’ailleurs, afin de comprendre quel est l’état d’art par rapport au sujet mentionné ci-dessus, nous avons consulté, premièrement les différentes conventions internationales principalement celles de Rio 1992 autour de l’environnement, comme par exemple sur la désertification , parmi d’autres. Deuxièmement, nous nous sommes concentrés sur les textes législatifs du Mozambique, notamment la loi de 1996 qui est une landmark du droit environnemental mozambicain (Silveira, 2010). Nous constatons aussi l’existence des travaux académiques sur le droit de l’environnement , la doctrine juridique. In fine, avec l’enchevêtrement des différents éléments dans notre sujet, on note que le droit positif en matière d’environnement est aussi une construction des savoirs autochtones, des savoirs d’ailleurs, mais encore autochtones. Ces sont ces éléments qu’on cherche à développer dans la suite du travail.

Mots clés : Savoir autochtone, intégration, droit de l’environnement, législation, participation, loi

Présentation

Page publiée le 25 octobre 2020