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Université Bordeaux Montaigne (2019)

Les services d’eau face aux défis urbains sahéliens : insécurité hydrique et initiatives pour l’accès à l’eau dans les quartiers périphériques de Niamey (Niger)

Younsa Harouna, Hassane

Titre : Les services d’eau face aux défis urbains sahéliens : insécurité hydrique et initiatives pour l’accès à l’eau dans les quartiers périphériques de Niamey (Niger)

The water services faced with the Sahelian urban challenges : Hydric uncertainty and initiatives for water access to peripheral suburbs of Niamey (NIGER)

Auteur : Younsa Harouna, Hassane

Etablissement de soutenance : Université Bordeaux Montaigne. Co tutelle Université de Niamey.

Grade : Doctorat : Aménagement de l’espace et urbanisme : Bordeaux 3 : 2019

Résumé
De longues files d’attente, de seaux, de bidons jaunes, de femmes et d’enfants discutant autour des bornes fontaines. De ce point, commence l’incessant va et vient de porteurs d’eau à pied ou équipés de pousse-pousse ou encore de charrette à traction animale. Ce spectacle disparu ailleurs et qui rappelle l’histoire urbaine des pays riches comme la France constitue le quotidien des citadins des villes sahéliennes. Niamey, la capitale du Niger, située au coeur du Sahel, est le plus important foyer urbain du pays. L’accès à l’eau du service public est caractérisé par une fragmentation socio-spatiale corolaire d’une extension spatiale plus rapide que le réseau qui croît timidement au fil des années. Dans de nombreux quartiers notamment ceux situés en situation périphérique par rapport aux infrastructures (usines, réservoirs), l’accès est également marqué par des discontinuités spatio-temporelles. Elles découlent d’une urbanisation de la pauvreté, rapide et mal maîtrisée amorcée depuis plus de 50 ans. A cela s’ajoute un milieu naturel aride et chaud en compétition avec les besoins anthropiques pour le contrôle des ressources en eau. Depuis, la fragmentation dans l’accès à l’eau est devenue sans précèdent en creusant le fossé entre les branchés (raccordés) et les oubliés du réseau. Ces derniers arrivent à satisfaire leur besoin en eau grâce aux services alternatifs dérivés du réseau et ceux qui sont autonomes à savoir les forages et les mini-réseaux. Cette profusion de services d’eau émanant d’initiatives individuelles ou collectives à Niamey permet un accès hybride aux citadins. Sans cet apport, un équilibre hydrique à l’échelle de la ville ne serait pas atteint pendant les périodes de forte chaleur où, que les personnes soient branchées ou pas, la quête de l’eau requiert imagination et savoirs de la part des ménages. Ainsi, au-delà de cette situation d’insécurité hydrique que décrit cette thèse à l’échelle de l’habitat et de la ville, elle essaie de déceler les divers facteurs structurels d’ordre socio-techniques et socio-spatiaux qui rendent difficile un meilleur accès à l’eau. Les comprendre afin de les mettre en perspective dans une proposition d’aménagement de l’espace du point de l’accès à l’eau est gage d’une atténuation des effets qui pèsent lourdement sur l’offre de l’eau au Sahel comme le climat et la pauvreté. In fine, concilier urbanisation incontrôlée et une offre de services d’eau durable, spatialement et socialement et adaptée, apparait comme une réponse à ces défis urbains sahéliens donnés par l’exemple de Niamey.

Présentation (SUDOC)

Page publiée le 29 octobre 2020