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Université Badji Moktar de Annaba (UBMA) 2018

Application des champignons mycorhiziens à arbuscules dans la culture de la tomate industrielle

ZIANE Hana

Titre : Application des champignons mycorhiziens à arbuscules dans la culture de la tomate industrielle

Auteur : ZIANE Hana

Université de soutenance : Université Badji Moktar de Annaba (UBMA)

Grade : DOCTORAT En Spécialité : Biologie Végétale et Environnement 2018

Résumé
L’utilisation d’engrais chimiques en agriculture permet des rendements satisfaisants, toutefois, cela peut avoir des effets néfastes sur l’environnement et la santé humaine. La réduction des quantités d’engrais utilisés devient alors une nécessité. A cet effet, les champignons mycorhiziens à arbuscules (CMA) constituent des outils biologiques efficaces pour une optimisation de leur utilisation. L’objectif de ce présent travail a été d’évaluer les conséquences des pratiques culturales sur les communautés de CMA naturellement présentes dans quelques champs du Nord-Est algérien d’une part et de tester le potentiel des CMA pour une agriculture plus productive et moins dépendante des fertilisants chimiques, d’autre part. L’impact des pratiques culturales conventionnelles habituellement utilisées dans la culture de la tomate sur les communautés de CMA indigènes a été évalué dans huit sols agricoles du Nord-Est de l’Algérie (wilayas d’Annaba, d’El Tarf et de Guelma). Les résultats ont révélé à la fois une réduction de leur abondance et la dominance des espèces Funneliformis mosseae, Septoglomus constrictum et Rhizophagus irregularis. Cet effet sur la population des CMA indigènes handicape l’expression de leur effet bénéfique et à terme, pourrait compromettre leur maintien dans les sols agricoles. Une expérimentation en serre, à l’aide d’un sol agricole provenant d’un champ prévu pour la culture de la tomate industrielle, a montré que l’inoculation à la fois de souches de CMA natives (composées d’un mélange des espèces Funneliformis mosseae et Septoglomus constrictum) et exotiques (inoculum de CMA commercial) permet des niveaux de colonisation racinaire allant jusqu’à 47.6% et 60.1%, respectivement. De même, la croissance des plants de tomate inoculés s’est traduite par un meilleur développement en hauteur (+22%), en poids frais aérien (+23% ) en poids frais racinaire (+16%) et en poids sec aérien (+15%). L’utilisation au champ du même inoculum commercial a été combinée avec une fertilisation chimique allant de 0, 50 et 100% de la dose requise en NPK sur le site de Ben Amar, et en mono-ammonium phosphate, sulfate d’ammonium et NPK sur celui d’El Karma, localisés au Nord-Est algérien. Ceci a confirmé chez la tomate l’effet positif de l’inoculation de CMA sur les niveaux de colonisation mycorhizienne (jusqu’à +52.37%), sur la croissance (jusqu’à +22% de la hauteur, +42% du poids sec aérien et +19% du poids sec racinaire) ainsi que sur les rendements (jusqu’à +24%). De plus, à El Karma, l’inoculation de CMA, combinée avec un apport de 50% de la dose recommandée en fertilisants chimiques, a permis d’obtenir le même rendement que lors de l’apport de la dose complète de fertilisants sans inoculation.

Mots clés  : Champignons mycorhiziens arbusculaires ; Funneliformis mosseae ; Septoglomus constrictum ; inoculum CMA commercial ; fertilisants chimiques ; tomate industrielle ; NordEst algérien.

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Page publiée le 19 novembre 2020