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UNIVERSITE LAVAL (2003)

L’utilisation des haies vives améliorées dans le cercle de Segou, au Mali : Le signe d’une société en mutation

Levasseur, Virginie

Titre  : L’utilisation des haies vives améliorées dans le cercle de Segou, au Mali : Le signe d’une société en mutation

Auteur  : Levasseur, Virginie

Université de soutenance : UNIVERSITE LAVAL (CANADA)

Grade :Doctor of Philosophy (PhD) 2003

Résumé
Au Mali, on assiste a un essor des cultures effectuées en saison sèche. Afin de les protéger contre le bétail laisse en liberté a cette époque de l’’année, les paysans érigent des clotures faites de branches d’’arbres épineux. Pour diminuer la deforestation associée a cette pratique et pérenniser la protection, l’’ICRAF fait la vulgarisation de haies vives améliorées depuis 1996. La présente recherche a pour but d’’analyser les facteurs qui influencent l’’utilisation de cette nouvelle technique agroforestière par les paysans et les paysannes du Cercle de Segou, au Mali. Cette recherche systémique, basée sur une méthodologie qualitative, a été menée auprès de 186 Unites de Production Agricole, reparties dans 11 villages. Les résultats indiquent que de nombreux facteurs d’’ordre socio-économique et culturel influencent l’’utilisation des haies vives améliorées. Parmi ces facteurs, on note la complexité de l’’implantation de la technique et le fait que le travail necessaire entre en concurrence avec les travaux champêtres. L’’analyse démontre que les UPA utilisant une haie vive améliorée sont plus nanties, qu’’elles disposent de plus de main-d’’oeuvre et d’’équipement agricole, qu’’elles ont été en contact avec les agents de l’’ICRAF et qu’’elles utilisent la radio comme source d’’information agricole. Sur le plan foncier, il s’’avère que la plantation d’’arbres n’’est accessible qu’’aux seuls détenteurs de maitrises foncières durables et transmissibles. De plus, la haie vive améliorée apparaît comme un element de division du patrimoine de l’’UPA et du terroir. Dans les villages a faible pression démographique, la plantation d’’arbres en bordure de parcelle est synonyme de conflit entre les exploitants de champs voisins. Toutefois, la signification de ce geste s’’attenue avec l’’augmentation de la pression démographique. Dans ce cas-la, le désir de matérialiser les limites de champ et d’’affirmer ses droits de propriété sur la terre se traduit par une plantation accrue d’’arbres en bordure des parcelles. Le fait que la haie vive améliorée soit plus accessible aux UPA les mieux nanties introduit un risque de différenciation sociale et économique dans les villages. Par ailleurs, l’’accroissement dermographique et la pression sur les terres cultivables sont autant de facteurs qui incitent les UPA a matérialiser les limites de leurs parcelles par la plantation d’’arbres, induisant de la sorte une transformation du paysage construit.

Mots clés : AGRICULTURE, GENERAL ; AGRICULTURE, AGRONOMY

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Page publiée le 17 septembre 2004, mise à jour le 26 août 2019