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Ecole Nationale d’Ingénieurs de Sfax (2019)

Contribution à la valorisation du pollen du palmier dattier (Phoenix dactylifera L.) : Etude des propriétés physicochimiques du pollen et de ses extraits protéiques

SEBII Haifa

Titre : Contribution à la valorisation du pollen du palmier dattier (Phoenix dactylifera L.) : Etude des propriétés physicochimiques du pollen et de ses extraits protéiques

Auteur : SEBII Haifa

Etablissement de soutenance : Ecole Nationale d’Ingénieurs de Sfax

Grade : Doctorat Génie Biologique 2019

Résumé partiel
Ce travail est une contribution à la valorisation du pollen du palmier dattier (PPD) et de ses concentrés protéiques. La première étape consiste en une caractérisation profonde du PPD sur la base de ses propriétés physico-chimiques, de surface et thermiques. Les données obtenues ont montré qu’il s’agit d’une poudre amorphe, de couleur jaune claire, constitué de petites particules qui sont de la même forme observée au microscopie électronique à balayage. La composition chimique a clairement démontré la haute valeur nutritionnelle du PPD en raison de la teneur en acides aminés, polyphénols et flavonoïdes et la richesse exceptionnelle en protéines (39 %), stables thermiquement en analyse différentielle calorimétrique (ACD) (Température de Dénaturation Td= 116,02 °C) et qui sont probablement l’origine de l’abaissement de la tension de surface à des valeurs intéressantes (60 mN/m) ce qui encourage l’utilisation du PPD en tant que tensioactif naturel efficace dans son ensemble ou aprés extraction de la fraction protéique. La deuxième partie s’est intéressée à extraire la fraction protéique en vue d’améliorer les propriétés précédemment étudiées. Après extraction alcaline, deux méthodes ont été appliquées : la précipitation isoélectrique et l’ultrafiltration. Les extraits protéiques sont caractérisés de concentrés protéiques atteignant des teneurs en protéines de 80 et 73%, respectivement. La comparaison entre les deux méthodes a révélé que les protéines de MM supérieure à 10 KDa (seuil de coupure de la membrane d’ultrafiltration), obtenues par la technique d’ultrafiltration possèdent une structure amorphe qui peut être l’origine de meilleures propriétés techno-fonctionnelles en comparaison avec les poudres cristallisées, une meilleure stabilité thermique (Td = 135 °C) contre une dénaturation à des températures inférieures pour les composés de MM inférieure à 10 KDa. La mesure de la tension de surface, avec la méthode de la goutte tombante, a montré des propriétés de surface plus intéressantes (38 mN/m) pour le concentré obtenu par la méthode d’ultrafiltration par rapport à celles obtenues par précipitation isoélectrique (43 mN/m). Les concentrés obtenus sont capables de mieux abaisser la tension de surface à pH 7 qu’au pH 4. Ceci a été expliqué par le point isoélectrique (pH=3) déterminé par le potentiel Zêta qui réduit la solubilité des protéines au pH 4. Par contre à 1% de protéines, le concentré obtenu par ultrafiltration est plus tensioactif que celui obtenu par précipitation isoélectrique ce qui prouve que les protéines tensioactives possèdent une masse moléculaire supérieure à 10 KDa

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Page publiée le 30 mars 2021