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Ecole Nationale d’Ingénieurs de Sfax (2020)

Adaptation des stratégies nutritionnelles de l’olivier (Olea europaea.L) à différents régimes hydriques en milieu aride.

TRABELSI Lina

Titre : Adaptation des stratégies nutritionnelles de l’olivier (Olea europaea.L) à différents régimes hydriques en milieu aride.

Auteur : TRABELSI Lina

Etablissement de soutenance : Ecole Nationale d’Ingénieurs de Sfax

Grade : Doctorat Génie Biologique 2020

Résumé
Le développement d’une oléiculture compétitive et durable est confronté à plusieurs défis : ressources en eau limitées, accroissement des surfaces cultivées en olivier, intensification de la culture dans des zones arides et semi-arides et utilisation de plus à plus accrue de l’eau pour l’irrigation. Ceci nécessite le développement d’outils pratiques d’aide permettant l’amélioration de la gestion de l’eau en termes de quantité et qualité. Cependant, l’extension de cette pratique agricole nécessite l’étude de l’effet de ces qualités d’eau sur la plante et le sol, la dynamique d’utilisation de l’eau du sol ainsi que les mécanismes d’adaptation pour résister à ces conditions climatiques et la méthode adéquate d’irrigation. L’objectif de ce travail est l’évaluation de l’efficacité et de la possibilité de l’irrigation de l’olivier avec l’eau salée avec différents régimes hydrique. L’évaluation de l’impact de l’eau salée a été évaluée durant des périodes sèches et pluvieuses. Pour ce faire différents régimes hydriques ont été appliqués dans un verger intensif en milieu aride. L’expérimentation a été menée dans une oliveraie expérimentale durant la période 2013-2018. Cinq traitements ont été appliqués : 100% évapotranspiration (ETc) avec de l’eau de puits (CE=7,5 dS/m), Irrigation complète (100% ETc) en utilisant l’eau de robinet (CE=2,46 dS/m) et 50% ETc avec deux modes d’apports : une irrigation déficitaire régulée continue (IDR) et une irrigation déficitaire (DPR) utilisant la méthode de desséchement partiel de la rhizosphère. Le suivi a concerné les paramètres physiologiques (contenu relatif en eau, photosynthèse, échanges gazeux, potentiel hydrique…), les paramètres agronomiques (phénologie, croissance et production), paramètres biochimiques (carbohydrates, activité antioxydante, pigments, statut nutritionnel…) et paramètres histologiques. L’irrigation avec de l’eau salée a réduit l’impact de la sécheresse en augmentant la photosynthèse de 55% par rapport au traitement pluvial, mais elle est restée inférieure de 23% à celle de l’eau douce. Ainsi, les feuilles d’olivier étaient incapables de récupérer toute leur capacité photosynthétique après avoir été exposées à un stress hydrique ou salin sévère. Cependant, les arbres irrigués à l’eau salée ont été capables de maintenir un statut hydrique foliaire adéquat. Cette aptitude résulte de l’ensemble des mécanismes d’ordre morphologique, anatomique, écophysiologique et biochimique développés par l’olivier. La compartimentation de la majeure partie des sels transportés vers la partie aérienne au niveau des feuilles adultes permettent la protection des feuilles jeunes, photosynthétiquement plus actives et par conséquent, le maintien de la croissance et de la production. La réduction de la surface foliaire et de l’activité photosynthétique, la chute de la densité stomatique et l’accroissement de celle des trichomes ont permit la limitation des pertes d’eau par transpiration et le maintien d’un contenu relatif en eau raisonnable. Pour contrebalancer l’accumulation des ions Na+ et Clet pour établir son homéostasie au niveau du cytoplasme cellulaire, l’olivier a accumulé les sucres solubles et la proline, dans les différents organes végétatifs. Le recours à l’irrigation déficitaire avec l’eau salée (CE=7,5 mS/cm) a affecté les paramètres agronomiques, physiologiques et biochimiques montrant que l’olivier développe des systèmes de défense enzymatiques vis-à-vis le stress hydrique et le stress salin ; ces enzymes ont pu contribuer à l’installation de mécanismes de protection contre les dommages oxydatifs causés par la sécheresse et la salinité.

Mots clés : Olea europaea, irrigation déficitaire, statut hydrique, stress abiotique, activité antioxydante, carbohydrates, nutrition minérale, performances photosynthétiques, phénologie, croissance, production, qualité

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Page publiée le 31 mai 2021