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Université du Québec à Montréal (2020)

L’impact de la végétation saharienne et de la réduction de la poussière sur l’activité cyclonique au-dessus de l’océan Atlantique au cours de l’holocène moyen

Dandoy, Samuel

Titre : L’impact de la végétation saharienne et de la réduction de la poussière sur l’activité cyclonique au-dessus de l’océan Atlantique au cours de l’holocène moyen

Auteur : Dandoy, Samuel

Université de soutenance : Université du Québec à Montréal

Grade : Maîtrise en sciences de l’atmosphère 2020

Résumé
Nous utilisons un modèle climatique régional, le Canadian Regional Climate Model version 6 (CRCM6) pour étudier les changements de l’activité cyclonique dans l’océan Atlantique dans le cadre d’un climat chaud (l’Holocène moyen, HM : 6 000 ans avant aujourd’hui ; AP). Cette période était caractérisée par une insolation estivale boréale accrue, un Sahara végétalisé et des émissions de poussières réduites. Nous analysons un ensemble d’expériences de sensibilité dans lesquelles non seulement l’ensoleillement est varié, mais également la végétation et les concentrations de poussières dans l’atmosphère, afin de cibler leurs impacts sur l’activité cyclonique des cyclones tropicaux (CT). Nos résultats de simulations climatiques portant sur l’holocène moyen (HM) montrent que le verdissement du Sahara (green sahara ; GS) et la réduction des émissions de poussière (reduced dust ; RD) entraînent une augmentation du nombre de CTs au-dessus de l’océan Atlantique (simulation HMGS+RD) par rapport au forçage orbital seul durant l’holocène moyen (suivant le protocole tel que prescrit par le Paleoclimate Modeling Intercomparison Project ; PMIP) (simulation HMPMIP ; 16% de plus) et au climat préindustriel (PI ; 27% plus). Le patron saisonnier des CT est également fortement influencé par le climat du HM, avec une diminution de l’activité cyclonique au début de la saison des ouragans actuelle (juin à août) et un déplacement du maximum d’activité cyclonique vers octobre et novembre dans le HMGS+RD par rapport à l’expérience PI. Les expériences tenant compte du climat de l’holocène moyen sont en mesure de générer des ouragans de plus forte intensité (Cat3 et plus) comparativement à l’expérience PI. De plus, notre étude suggère des cyclones de plus longue durée de vie. Nos résultats montrent également que les changements dans l’activité des ondes de l’est africaines au cours du HM ont peu d’impact sur l’intensité et les fréquences d’occurence des CTs, mais pourraient influencer la localisation de leur formation. Cette étude met en évidence l’importance de pleinement tenir compte des changements du couvert végétal ainsi que des émissions de poussières associées lorsque l’on souhaite analyser le comportement des cyclones tropicaux dans le contexte d’un climat différent.

Mots clés : Cyclones tropicaux, Océan Atlantique, modèle régional de climat, Sahara vert, holocène moyen, émissions de poussières.

Présentation

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Page publiée le 11 avril 2021