Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Master → Canada → Réponse physiologique d’espèces ligneuses à un sol contaminé en PCP et ACC dans un contexte de phytoremédiation

Université de Montréal (2018)

Réponse physiologique d’espèces ligneuses à un sol contaminé en PCP et ACC dans un contexte de phytoremédiation

Heine, Philippe

Titre : Réponse physiologique d’espèces ligneuses à un sol contaminé en PCP et ACC dans un contexte de phytoremédiation

Auteur : Heine, Philippe

Université de soutenance : Université de Montréal

Grade : Maîtrise en sciences biologiques 2018

Résumé
Les sols contaminés représentent un enjeu environnemental mondial. La phytoremédiation qui est l’usage des plantes pour décontaminer les sols est une avenue prometteuse. Or, peu d’espèces indigènes ont été étudiées à ce jour. C’est pour quoi l’objectif de cette recherche fut d’établir le potentiel de neuf¬¬ espèces ligneuses indigènes du nord-est de l’Amérique du Nord pour la phytoremédiation d’un substrat contaminé mixte en pentachlorophénol (PCP 38 ± 22 mg/kg) et en arséniate de cuivre chromaté (ACC ; As : 360 ± 420 mg/kg, Cu : 195 ± 93 mg/kg, Cr 190 ± 24 mg/kg). Les espèces étaient Acer saccharinum, Alnus crispa, Cornus stolonifera, Physocarpus opulifolius, Rhus typhina, Salix bebbiana, Salix eriocephala, Sambucus canadensis et Viburnum trilobum. Une expérience en serre a été réalisée dont la moitié des individus étaient exposés à un substrat aride de type technosol (traitement non contaminé). Leur performance a été comparée avec des individus exposés au même substrat, mais contaminé en PCP et ACC de manière à recréer un déversement accidentel (traitement contaminé). La survie, la photosynthèse, la conductance, le rendement quantique maximum du PSII (Fv/Fm), la fréquence du développement racinaire et l’absorption d’As, de Cu et de Cr dans les tiges ont été mesurés. L’hypothèse selon laquelle le rang de performance des espèces du traitement non contaminé allait être inversé par rapport au rang du traitement contaminé a été vérifiée. Les résultats ont confirmé mon hypothèse, ce qui laisse croire que les traits favorisant la productivité en milieu non contaminé peuvent devenir un désavantage en milieu contaminé. Ainsi, le choix d’une plante phytoremédiatrice devrait reposer sur un niveau de performance intermédiaire observé en milieu non contaminé afin que celle-ci demeure productive en milieu contaminé, ce qui fut le cas de Salix bebbiana

Présentation (Papyrus)

Version intégrale (8,5 Mb)

Page publiée le 23 avril 2021