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Université Sidi Mohamed Ben Abdellah Fès (2019)

Etude de l’activité antimycobactérienne des extraits de la nigelle (Nigella sativa) et des feuilles de l’olivier (Olea europaea)

LAKHAL Imane

Titre : Etude de l’activité antimycobactérienne des extraits de la nigelle (Nigella sativa) et des feuilles de l’olivier (Olea europaea)

Auteur : LAKHAL Imane

Etablissement de soutenance  : Université Sidi Mohamed Ben Abdellah Fès

Grade : Master Sciences et Techniques Biotechnologie Microbienne 2019

Résumé
L’infection par les mycobactéries est un problème majeur de santé public et parmi les principales causes de mortalité par maladie infectieuse dans le monde. L’incidence de ces infections est soudainement remontée dans les dernières décennies à cause de la co-infection avec le VIH et l’émergence de souches résistantes aux traitements disponibles, d’où la nécessité d’accentuer les efforts pour la recherche de nouvelles substances à effet antimycobactérien. Les plantes médicinales constituent une source de nouvelles molécules à activité antimicrobienne économique accessibles pour faire face à l’apparition de phénomène de résistance des germes aux antibiotiques. Dans plusieurs études, les feuilles d’olivier et la nigelle (Nigella sativa L.) ont montré un pouvoir antimicrobien. Cependant, il y’a un manque énorme de travaux menés sur leur effet antimycobactérien. À ce titre, notre travail consiste à mettre en évidence l’activité antimycobactérienne des extraits des feuilles de l’olivier et des graines de la nigelle. Dans un premier volet, nous avons montré que l’extrait d’acétate d’éthyle des feuilles de l’olivier et l’extrait méthanolique des graines de la nigelle inhibent la prolifération des mycobactéries. L’action de ces deux extraits sur la souche mycobactérienne est dose-dépendante. L’extrait méthanolique des graines de la nigelle s’est révélé incapable d’extraire les acides nucléiques des cellules mycobactérienne, ce qui témoigne que cette extrait n’agirait pas au niveau de la paroi mycobactérienne mais au niveau d’autres sites (réplication, transcription, traduction ou voies métaboliques…etc). Dans un deuxième volet, les deux extraits testés dans cette étude ont été fractionnés par chromatographie sur couche mince, ce qui a permis l’isolement des fractions actives. Les résultats obtenus sont très encourageants et peuvent fournir la possibilité d’utilisation des feuilles de l’olivier et les graines de la nigelle comme agents antimicrobiens contre les infections mycobactériennes.

Mots clés : Mycobactéries, résistance, feuilles de l’olivier, Nigella sativa L., activité antimycobactérienne, bioautographie.

Présentation

Page publiée le 10 mai 2021