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Institut agronomique vétérinaire et forestier de France (2018)

Origine et transformation d’un système agraire au Sénégal - La zone des Niayes -

Fare Yohann

Titre : Origine et transformation d’un système agraire au Sénégal - La zone des Niayes -

Auteur : Fare Yohann

Université de soutenance : Institut agronomique vétérinaire et forestier de France

Grade : Docteur de l’Institut agronomique vétérinaire et forestier de France 2018

Résumé partiel
Le système agraire de la région des Niayes, située sur le littoral nord du Sénégal, entre Dakar et Saint-Louis a été étudié. Des enquêtes historiques et une centaine d’enquêtes d’exploitations agricoles ont été réalisées. Quatre-vingt enquêtes ont pu être utilisées pour établir les résultats économiques. Les grandes phases dans l’évolution du système agraire de la région étudiée ont été distinguées. 1. A la période précoloniale, une économie de cueillette (vin et huile de palme) et une agriculture itinérante à base de mils et d’arachide au Sud ; des systèmes d’élevage transhumants au Nord. 2. Durant la période coloniale, le maraîchage devient une source de revenus monétaire pour les paysans des Niayes qui, compte tenu des conditions du milieu, ne pouvaient pas profiter du boom arachidier du Dieri voisin ; ce développement fut aussi une réponse aux besoins croissants des villes en fruits et légumes. 3. Durant les grandes sécheresses (1970s-1980s), l’extension des terroirs maraîchers et intensification des systèmes de culture en raison d’un l’afflux de migrants et grâce à la création d’une forme de contrat à part de fruit, le mbeye seddo qui permet de répartir la valeur ajoutée entre un patron et un saisonnier, le sourgha. 4. Depuis 20 ans, développement de systèmes de culture motorisés, avec un creusement des écarts de revenus entre les exploitations manuelles et motorisées d’une part et entre les exploitations patronales et familiales d’autre part. Au sein du système agraire contemporain, nous avons distingué trois grandes catégories d’exploitations (familiales, patronales et capitalistes) ; au sein de ces groupes des exploitations pratiquent des systèmes de culture manuels, semi-motorisés ou motorisés. Le seuil de reproduction (c’est-à-dire le niveau minimal de ressources nécessaires) a été estimé pour une famille moyenne à 149.000 F CFA par actif et par an (227 euros).Une première catégorie d’exploitations est un système vivrier sur friches courtes à palmeraies. Avec les systèmes de cultures manuels, il est possible pour un actif de mettre en valeur 800 à 1200 m2 de cuvette maraichères (niaye) selon l’espèce cultivée, avec au mieux 2 campagnes par an. Le revenu varie de 500 à 1500 euros/actif/an.

Présentation (HAL-AgroParisTech)

Version intégrale (24 Mb)

Page publiée le 17 mai 2021