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Université de Neuchâtel (2013)

Ticks and tick-borne pathogens at the interplay of game and livestock animals in South Africa

Berggoetz, Mirko

Titre : Ticks and tick-borne pathogens at the interplay of game and livestock animals in South Africa

Auteur : Berggoetz, Mirko 

Université de soutenance : Université de Neuchâtel

Grade : Doctor of Sciences 2013

Résumé
Nous avons étudié les pathogènes transmis par les tiques en Afrique du Sud (Free State, Mpumalanga, Gauteng et Limpopo), plus précisément, l’échange de pathogènes se produisant entre ongulés sauvages et domestiques. Un total de 7364 tiques appartenant à 13 espèces a été récolté sur 181 hôtes. Les protozoaires Babesia et Theileria ainsi que les bactéries Anaplasma et Ehrlichia ont été recherchés dans le sang des hôtes et dans les glandes salivaires des tiques par PCR, « Reverse Line Blot » et séquençage. Un maximum de dix tiques mâles et de dix tiques femelles de chaque espèce a été analysé pour chacun des individus, soit 2117 tiques. Celles-ci présentaient un taux d’infection de 15% comprenant 397 infections appartenant à 23 espèces de pathogène. Quant aux hôtes vertébrés, près de 61% d’entre eux étaient infectés par 16 espèces de pathogène. Ce travail a permis d’observer des infections non encore décrites : 30 impliquant dix espèces de pathogènes chez les hôtes et 23 impliquant 14 espèces de pathogènes chez les tiques. L’analyse en composante principale (ACP) a permis d’attribuer les 163 infections dans le sang des hôtes à quatre groupes dont trois sont constitués des ovins, bovins et équidés domestiques et de leurs équivalents sauvages. Ces groupes représentent les voies privilégiées de transmission des pathogènes parmi et entre la faune sauvage et les animaux domestiques. Les glandes salivaires des tiques des hôtes sauvages (n=64) présentent des taux et des densités d’infection significativement plus élevés que celles des tiques des animaux domestiques (n=64) vivant à proximité. Les animaux sauvages sont donc davantage exposés aux pathogènes se transmettant par les tiques que les animaux domestiques. Pourtant, l’infection du sang (prévalence et densité d’infection) n’est pas différente chez les animaux sauvages et domestiques exposés à ces mêmes tiques. La faune sauvage semble donc plus réfractaire aux pathogènes véhiculés par les tiques que les animaux de rentes. Néanmoins, les animaux sauvages et domestiques sont des sources d’infections tant pour eux-mêmes qu’entre eux. Cette étude apporte un éclairage nouveau sur les pathogènes transmis par les tiques à l’interface ent re la faune sauvage et les animaux domestiques dans certaines régions d’Afrique du Sud.

Présentation (RERO)

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Page publiée le 28 mai 2021