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Ecole Nationale Supérieure Agronomique (ENSA) El Harrach (2020)

Diversité et structuration génétique du pois chiche (Cicer arietinum L.) local (Algérie)

BELLEMOU, Djihad

Titre : Diversité et structuration génétique du pois chiche (Cicer arietinum L.) local (Algérie)

Auteur : BELLEMOU, Djihad

Etablissement de soutenance : Ecole Nationale Supérieure Agronomique (ENSA) El Harrach

Grade : Doctorat en Sciences Agronomiques 2020

Résumé
L’évaluation de la diversité génétique du germplasm du pois chiche (Cicer arietinum L.) aux niveaux agro-morphologique et moléculaire est fondamentale pour la sélection du pois chiche et la conservation des ressources génétiques. La variabilité génétique de 46 génotypes de pois chiches, dont 42 génotypes algériens et quatre variétés témoins, a été évaluée en utilisant 15 caractères agro-morphologiques. Onze marqueurs moléculaires, dont neuf répétitions de séquences simples, une région amplifiée caractérisée par une séquence (SCY17) et un gène spécifique (CaETR4) ont été utilisés pour caractériser les 46 génotypes et huit variétés de référence rajoutées pour leur résistance/sensibilité aux maladies. Les génotypes résistants à l’Ascochyta blight ont été identifiés par la présence des allèles de résistance des marqueurs SCY17 et CaETR4. Une grande diversité a été observée pour tous les caractères morphologiques étudiés. Les composantes du rendement, la hauteur de la plante, les caractères phénologiques et le port, s’avèrent être les caractères les plus impliqués dans la variation entre les génotypes ; sur cette base, les génotypes ont été subdivisés en quatre groupes distincts. La comparaison multiple des moyennes par le test de Fisher a révélé 26 génotypes locaux plus productifs que la variété témoin la plus productive. De plus, l’analyse des BLUPs, a identifié 6 génotypes supérieurs en termes de production en grain dont deux seulement ont été révélés par le test de Fisher. Tous les marqueurs moléculaires étaient polymorphes. Au total, 91 allèles ont été révélés allant de 2 à 21 allèles par locus avec une moyenne de 8,27 allèles par marqueur. Le PIC variait de 0,58 à 0,99 avec une valeur moyenne de 0,87. L’UPGMA et l’analyse de la structure des populations ont regroupé les génotypes en deux clusters, mais la distribution des génotypes par cluster n’était pas la même pour les deux analyses. Selon la présence des allèles de résistance à l’Ascochyta blight (SCY17 et CaETR4), trois génotypes putatives résistants (FLIP 82-C92, ILC 6909, ILC 7241) ont été sélectionnés et doivent être testés dans des conditions contrôlées pour la confirmation de leur résistance. Compte tenu, du pool génétique étroit du pois chiche cultivé, les génotypes algériens peuvent être considérés comme intéressants pour les futurs programmes de sélection.

Mots clés : caractérisation agro-morphologique, diversité génétique, structure génétique, variétés locales, PIC, SCAR, marqueurs SSR.

Présentation (ENSA)

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Page publiée le 10 octobre 2021