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Ecole Nationale Supérieure Agronomique (ENSA) El Harrach (2021)

Ecologie trophique de la loutre d’Europe Lutra Lutra L. 1758, liée à un écosystème aquatique saharien

Kaci, Zakia

Titre : Ecologie trophique de la loutre d’Europe Lutra Lutra L. 1758, liée à un écosystème aquatique saharien

Auteur : Kaci, Zakia

Etablissement de soutenance : Ecole Nationale Supérieure Agronomique (ENSA) El Harrach

Grade : Doctorat en Sciences Agronomiques 2021

Résumé
L’étude a été réalisée dans un écosystème saharien, le barrage de Djorf Torba d’une superficie de 2770 km² situé à 60 km à l’ouest du chef-lieu de la wilaya de Béchar et à 25 km de la commune de Kenadsa avec 800 m d’altitude. Ayant une capacité de 360 millions de m3. Dans ce milieu subsiste une population de loutre Lutra lutra (L. 1758) sur laquelle nous avons étudier l’écologie trophique par le seul mammifère semi aquatique d’Algérie par l’analyse de 576 épreintes de janvier à décembre durant deux cycles annuels (2015 et 2019). Nous étions amenés à étudier les disponibilités alimentaires du barrage en procédant à faire un inventaire de l’ichtyofaune lié au barrage dans le but d’établir notre propre clé de référence afin d’identifier les proies consommées par la loutre pour tous les poissons peuplant le barrage de Djorf Torba. Le peuplement ichtyologique recensé est composé essentiellement de 5 familles englobant 13 espèces avec une nette dominance des Cyprinidae qui est composée de 8 espèces : le Barbeau (Luciobarbus. pallaryi), le Pseudorasbora (Pseudorasbora parva), la Carpe argentée (Hypophtalmichthys molitrix), la Carpe à grande bouche (Hypophtalmichthys nobilis), la Carpe commune (Cyprinus carpio, l’Ablette commune (Alburnus alburnus), le Carassin (Carassius carassius) et la Brême (Abramis brama). La famille des Cichlidae comptent deux espèces le Tilapia du Nil (Oreochromis niloticus et le Tilapia rouge (Oreochromis aureus), Pour les Centrarchidae, les Percidae et les Poeciliidae sont représentées par une seule espèce chacune, à savoir : le Black bass (Micropterus salmoides), le Sandre (Sander lucioperca) et la Gambusie (Gambusia affinis). Les épreintes analysées ont permis d’identifier 5134 proies réparties en 6 catégories différentes (les poissons, les mammifères, les arthropodes, les batraciens, les reptiles et les oiseaux). Le régime alimentaire global de la loutre est diversifié, mais les poissons constituent la ressource alimentaire principale avec plus de 70% en occurrence relative et plus de 87% en abondance relative. Le mustélidé se nourrit de tous les poissons peuplant le barrage avec une seule espèce qui vient en tête : le Pseudorasbora, suivi de l’ablette commune et du barbeau. Le Pseudorasbora domine le régime durant l’année 2015 et 2019 avec une occurrence relative et une abondance relative, respectivement (20,34%-46,92%) et (16,89%-30,04%). Le menu de la loutre est très varié où elle s’adapte en fonction des sites, des saisons, de l’espace et de l’abondance des proies peuplant le milieu. L’analyse statistique, test de comparaison multiple montre que plusieurs proies se différencier des fréquences d’occurrence et d’abondance avec l’ensemble de proies durant les quatre saisons. Le test multivarié Manova pour la variable proie et saison avec les deux variables fréquence d’occurrence et d’abondance pour les deux années d’étude montre une différence hautement significative (p=0,000). La richesse mensuelle la plus importante est enregistrée au printemps et en été et la plus faible en hiver. L’indice de diversité H’ atteint son maximum durant les mois d’aout et octobre avec respectivement 3,1 et 3,25 bits (année 2019) et 1,81 bits durant le mois d’aout (année 2015). Les valeurs de l’indice d’équitabilité sont de 0,55 et 0,93 bits qui montrent que la loutre diversifie son régime.

Mots clés : Ecologie trophique, Lutra lutra, Djorf Torba, Bechar, peuplement ichtyologique, P. parva

Présentation (ENSA)

Page publiée le 17 octobre 2021