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Université Paris Nanterre (2020)

Les ksour de la Pentapole mozabite : pratiques anciennes et pratiques du présent

Bouchemal, Kaouthar

Titre : Les ksour de la Pentapole mozabite : pratiques anciennes et pratiques du présent

The ksour of the mozabite Pentapolis : ancient practices and practices of the present

Auteur : Bouchemal, Kaouthar.

Etablissement de soutenance : Université Paris Nanterre.

Grade : Doctorat : Architecture et Ville : Paris 10 : 2020

Résumé
Ce travail s’inscrit dans une problématique qui soulève la question des pratiques d’une société qui a su préserver son patrimoine vernaculaire et qui tente de le perpétuer. Ce dernier est constitué par les ksour, la forme d’habitat traditionnel au Sahara algérien. Datant de l’époque médiévale, ce patrimoine regroupe les cinq cités de la Pentapole de la vallée du M’zab, une contrée où habite une population musulmane ibadite formant une minorité religieuse. Dans cet endroit, la façon de construire d’autrefois, qui s’articule sur une organisation sociale basée sur l’intime et le sacré, n’a pas laissé insensibles de grands bâtisseurs, comme Le Corbusier, qui s’en est épris. D’ailleurs, c’est pour éterniser ce type de patrimoine et veiller à sa préservation que la vallée du M’zab a pu être inscrite sur la liste des biens communs de l’humanité et classée en secteur sauvegardé. Mais comme partout, en Algérie, la vallée du M’zab n’a pas échappé à la frénésie des constructions qui s’est emparée des agglomérations de ce pays, depuis son Indépendance. Stimulée par une explosion démographique extrêmement forte, cette frénésie a eu des conséquences qui ont grandement éprouvé la vallée du M’zab, d’où un espace urbain transgressé par des extensions qui ne répondent pas à la vocation du site, mais sans toutefois réussir à désagréger la pérennité d’une organisation sociale que le mode de vie a bien préservée. Ces deux aspects ne sont pas susceptibles de disparaître, parce que la société mozabite a conscience que leur présence est le seul gage de son maintien. Évidemment, la conservation de pratiques anciennes ne veut absolument pas dire que cette société répugne à la modernité, car elle y puise ce qui l’aide à être de son temps, et sans avoir à altérer ses valeurs patrimoniales. Ainsi, en voulant résoudre un problème, celui résultant de la crise du logement, la communauté a eu pour stratégie l’adoption d’une nouvelle manière de produire l’urbain, celle qui s’ingénie à perpétuer son patrimoine ancien, qu’il soit matériel ou immatériel, mais en le projetant dans une perspective novatrice reposant sur des pratiques ancrées dans des valeurs séculaires, et en puisant dans la modernité ce qui lui paraît essentiel à ses besoins et à sa durabilité.

Présentation (SUDOC)

Page publiée le 19 octobre 2021