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2017

CARBOFARM - Séquestration du carbone dans les sols agricoles dans un contexte hydrique limité (Afrique du Sud)

Afrique du Sud

IRD - Institut de Recherche pour le Développement, France

Titre : CARBOFARM - Séquestration du carbone dans les sols agricoles dans un contexte hydrique limité (Afrique du Sud)

Pays : Afrique du Sud

Durée : Décembre 2017 - janvier 2021

Contexte
En utilisant la lumière du soleil et l’eau, les plantes ont permis de transférer de grandes quantités de carbone atmosphérique dans les sols. La quantité d’équilibre des stocks de carbone dans le sol a été estimée à 6900 PgC (1Pg = 1 milliard de tonnes), dans les trois premiers mètres, ce qui représente environ 10 fois la quantité présente dans la végétation ou l’atmosphère. Cependant, les mauvaises pratiques en agriculture ont fait baisser les stocks de carbone du sol de deux tiers (ou 4600 PgC), la plupart de celui-ci retournant dans l’atmosphère ou les océans et contribuant ainsi au réchauffement climatique et à l’acidification des océans.

Objectifs
Stocker à nouveau le carbone dans les sols pourrait ainsi être la solution pour atténuer le changement climatique. Sa séquestration pourrait également apporter d’autres bénéfices environnementaux, économiques et sociaux, comme une meilleure sécurité alimentaire grâce à une forte fertilité des sols riches en carbone.

Présentation
De nombreuses pratiques d’agriculture ont été pensées pour favoriser la séquestration du carbone dans le sol. Pourtant, des études récentes ont démontré que ces pratiques modifient plutôt la distribution verticale du carbone plutôt que la quantité de carbone dans les sols (e.g. Baker et al. 1997 ; Luo et al., 2012 ; Dimassi et al., 2013). La transition des terres agricoles en prairies et en forêts peut induire un meilleur stockage du carbone, mais également une augmentation des prix agricoles et des perturbations sociales. Trouver une manière acceptable et efficace de stocker plus de carbone dans les sols est ainsi devenu une urgence.

Quelques techniques de culture et d’association entre les espèces de plantes pourraient avoir un potentiel de captage du carbone dans les sols, sans compromettre la production agricole et l’utilisation de l’eau. Ce projet a pour objectif d’évaluer la possibilité pour les cultivars existants de produire des résultats gagnant-gagnants, à la fois pour la séquestration du carbone et pour la production de céréales et de biomasse, tout en utilisant le minimum d’eau. Des cultivars existants de maïs, de blé d’hiver, de sorgho et de millet perlé de différentes régions pédo-climatiques d’Afrique du Sud seront testées et comparées.

Ce projet veut encourager l’émergence de stratégies dites de « fermes à carbone » (« Carbofarm ») qui permettraient de réduire significativement les effets du changement climatique, tout en renforçant la sécurité alimentaire et de l’approvisionnement en eau. Les résultats du projet pourront également être utilisés par les responsables de l’aménagement des territoires et par les responsables politiques cherchant un développement économique et social durable et continu pour leur région.

Partenaires
Department of Crop Science and of Soil Science, University of KwaZulu Natal (Durban) University of Stellenbosch
Coordination : Rebecca Zengeni, Université du KwaZulu Natal Vincent Chaplot, Institut de Recherche pour le Développement

Budget : 2,7 M rands (2017-2021)

Annonce (IRD)

Page publiée le 21 novembre 2021