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Université de Liège (2021)

PERCEPTION PAYSANNE DE LA DEGRADATION DES TERRES ET ETENDUE D’ADOPTION DES TECHNOLOGIES DE GESTION DURABLE DES TERRES DANS LA REGION DE LA BOUCLE DU MOUHOUN AU BURKINA FASO

Dabire, Diribaginfayin Victor

Titre : PERCEPTION PAYSANNE DE LA DEGRADATION DES TERRES ET ETENDUE D’ADOPTION DES TECHNOLOGIES DE GESTION DURABLE DES TERRES DANS LA REGION DE LA BOUCLE DU MOUHOUN AU BURKINA FASO

Auteur : Dabire, Diribaginfayin Victor

Université de soutenance :

Grade : Master de spécialisation en sciences et gestion de l’environnement dans les pays en développement 2021

Résumé
Le présent travail a été mené en vue d’appréhender la perception paysanne de l’état de dégradation de leurs terres à l’échelle des parcelles agricoles et du terroir villageois et d’évaluer l’étendue d’adoption des technologies de gestion durable des terres (GDT). Il a été conduit dans la province du Mouhoun au Burkina Faso, pays d’Afrique de l’Ouest. L’étude a été menée à partir d’enquêtes auprès de cent dix-sept (117) agriculteurs répartis dans trois villages correspondant à trois différents niveaux de dégradation des terres. Deux types d’analyses ont été effectués sur ces données à l’aide des logiciels SPSS 27 et STATA SE16, à savoir une analyse descriptive et une analyse prédictive de l’adoption de la jachère améliorée d’une part et de l’adoption du zéro labour d’autre part. Les résultats indiquent que plus de 60% des agriculteurs perçoivent une dégradation de leurs terres à l’échelle des parcelles agricoles et des terroirs ruraux dans chacun des trois villages. La caractérisation de la dégradation des terres a été basé sur des indicateurs physiques que sont les rigoles, les ravines, l’exposition racinaire des arbres, la diminution de la profondeur de la couche arable du sol et la baisse de la teneur en matière organique du sol. Pour faire face à la dégradation de leurs terres, les agriculteurs font recours à différentes technologies de GDT dont les plus adoptées, bien qu’à des degrés variables selon les villages, sont la jachère améliorée, le zéro labour et le paillage avec des taux d’adoption de 65% pour la jachère améliorée et le zéro et de 57% pour le paillage à l’échelle de l’ensemble des trois villages. Les étendues des technologies de GDT varient entre 0 et 153 hectares et les taux de couvertures entre 0 et 29% des superficies agricoles totales des agriculteurs selon les villages. Les contraintes qui entravent la forte adoption des technologies de GDT sont d’ordres techniques, matériels et financiers. Les résultats du modèle d’adoption de la jachère améliorée ont révélé que l’expérience des agriculteurs dans la production agricole et la superficie agricole déterminent son adoption. Par contre, l’adoption du zéro labour est déterminée par l’appréciation de l’état de dégradation des terres et l’expérience des agriculteurs dans la production agricole. Les résultats de cette étude pourraient servir aux décideurs politiques et aux acteurs privés de la GDT dans la prise de décisions sur les interventions en matière de GDT. Les actions de vulgarisation devraient tenir compte des technologies adoptées et moins adoptées, leurs contraintes d’adoption ainsi que des déterminants qui favorisent leurs adoptions.

Mots clés : Perception - dégradation – terres – contraintes – adoption – étendue – technologies- gestion – durable.

Présentation (MatheO)

Version intégrale (3,6 Mb)

Page publiée le 9 novembre 2021