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Université Kasdi Merbah Ouargla (2020)

Capacité de régénération des ressources fourragères des parcours sahariens. Cas des régions d’Ouargla et Ghardaïa

KHENFER Benhoua

Titre : Capacité de régénération des ressources fourragères des parcours sahariens. Cas des régions d’Ouargla et Ghardaïa

Auteur : KHENFER Benhoua

Université de soutenance : Université Kasdi Merbah Ouargla

Grade : Doctorat 3ème Cycle en Sciences Biologiques 2020

Résumé
Capacité de régénération des ressources fourragères des parcours sahariens. Cas des régions d’Ouargla et Ghardaïa Résumé : Notre étude a porté sur l’impact et la fonction potentielle de la banque de graines du sol sur le renouvellement de la végétation pastorale, confrontée à des contraintes climatiques. L’objectif est de comprendre comment les plantes de ces parcours sahariens peuvent se maintenir et se régénérer naturellement, ainsi que les facteurs qui participent à ces processus. Pour se faire, des échantillons de sols des écosystèmes pâturés sahariens des régions d’Ouargla et de Ghardaïa ont été prélevés, dans 6 types de parcours, pendant quatre saisons (d’automne 2016 à l’été 2017). Nous avons traité les graines par la méthode d’émergence des semis ’’technique indirecte’’ en sous serre. A partir de cela, l’étude floristique de la végétation aérienne (relative aux stations d’échantillonnage du sol), nous a permis d’identifier 63 espèces divisées en 27 vivaces et 36 éphémères, appartenant à 22 familles botaniques. Pour la distribution spatiale, les parcours des lits d’Oueds et des dépressions montrent des richesses spécifiques plus élevées avec respectivement 50 et 39 espèces. Les sols salés apparaissent les plus pauvres avec seulement 4 espèces. Tandis que pour la distribution temporelle de ces plantes, les 27 espèces vivaces persistent pendant toute l’année, alors que les éphémères apparaissent en grand nombre au printemps avec 36 espèces, mais en petit nombre en été, avec seulement 5 espèces. Concernant la ’’banque de graines du sol’’, la mise en germination des échantillons du sol a permis d’inventorier 56 espèces, dont 12 plantes vivaces et 46 plantes éphémères, réparties en 26 familles botaniques. La banque de graines du sol a révélé une richesse spécifique plus élevée appartenant aux lits d’Oueds et les dépressions avec respectivement 33 et 25 espèces, et la plus faible pour des sols salés avec seulement 2 espèces. A l’échelle temporelle, la banque de graines montre une plus grande richesse spécifique en automne avec 38 espèces, et la plus faible en été avec de 27 espèces. L’hiver et le printemps ont un même cortège d’espèces, avec 31 espèces de chacun. La similitude entre la richesse de la banque de semences et de la végétation en place était assez important (indice de Sorenson = 0,49). Les indices de similarité les plus élevés ont été attribués aux parcours sahariens, types sols salés et sols rocailleux avec 57% pour chacun et les lits d’Oueds avec 43%. Cela, indique que la banque de semences joue un rôle crucial, non seulement dans la régénération, mais aussi dans le maintien et la conservation des ressources fourragères dans ces conditions environnementales très difficiles du milieu désertique. Cette étude permet de considérer que les conditions édapho-climatiques et l’état de la végétation des parcours sahariens ont une influence directe sur la contribution de la banque de graines des sols et sa richesse qui joue un rôle majeur dans la régénération de la végétation des parcours sahariens.

Mots clés : Banque de graine graine parcours sahara régénération sol Seed bank Seed Rangelands Sahara Regeneration Soil بنك البذور البذور المراعي الصحراء تجدد التربة

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Page publiée le 7 décembre 2021