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Université Kasdi Merbah Ouargla (2020)

La symbiose rhizobium-luzerne : étude de la diversité rhizobienne et essais d’inoculation en vue d’améliorer les rendements en fourrage dans le Sahara septentrional est-algérien

AZIB, Salim

Titre : La symbiose rhizobium-luzerne : étude de la diversité rhizobienne et essais d’inoculation en vue d’améliorer les rendements en fourrage dans le Sahara septentrional est-algérien

Auteur : AZIB, Salim

Université de soutenance : Université Kasdi Merbah Ouargla

Grade : DOCTORAT ès SCIENCES Spécialité : Ecologie Saharienne et Environnement 2020

Résumé
Ce travail a été réalisé pour évaluer la diversité génétique et phénotypique au sein d’une collection de quarante-huit souches bactériennes isolées à partir des nodosités racinaires de la luzerne cultivée (Medicago sativa L.) et de tester leur efficacité symbiotique vis-à-vis de la plante hôte par des tests d’inoculation ex situ. La caractérisation phénotypique a montré une diversité de réponses. Les souches présentaient un large spectre de tolérance au NaCl et aux pH alcalins et neutres. En général, toutes les souches ont présenté une bonne croissance à 28 °C et 37 °C et une mauvaise croissance aux températures extrêmes (4°C et 45°C). Les souches testées aux différents types d’antibiotiques étaient visiblement différentes. La taxonomie numérique a placé les souches provenant de Ouargla et d’El Oued dans une classe et celles de Ghardaïa dans une autre. Les souches de références Sm1021 et Sm2011 sont classées dans une classe à part, plutôt proche de celle de Ghardaïa. L’évaluation de la position taxonomique des souches de la collection a montré leur affiliation au genre Sinorhizobium. L’analyse phylogénétique a montré l’existence de deux groupes distincts où les souches du premier groupe, d’origine de la région de Ghardaïa, appartiennent aux espèces S. meliloti et S. kummerowiae. Les souches composant le groupe II, originaires des régions de Ouargla et d’El Oued, ont été séparées des souches de référence et suggèrent que celles-ci pourraient représenter une lignée différente des espèces déjà définies. La classification résultant de l’analyse du gène nodC reflète la spécificité d’hôte, tandis que la phylogénie basée sur les gènes chromosomiques est indépendante de la plantehôte. Il a été constaté que les stress hydrique et salin réduisaient de manière significative la nodulation, la croissance et le rendement de la luzerne. L’inoculation avec les souches sinorhizobiennes a amélioré la capacité de la plante à résister aux stress. Les réponses des plantes étaient clairement différentes selon les souches inoculantes. Nos résultats ont montré que les souches Sm2011 et O152 formaient les meilleurs couples symbiotiques en conditions limitantes en eau et la souche O172, halotolérante in vitro, l’a confirmé aussi in vivo et a fourni aux plantes des avantages majeurs qui leur ont permis de résister au stress important de 80 mM deNaCl. Nous avons obtenu une masse importante d’informations sur les souches rhizobiennes locales nodulant M. sativa et sur l’utilisation de celles-ci comme inoculants efficaces pour l’amélioration des rendements fourragers dans un contexte saharien marqué par des contraintes pédoclimatiquesmajeures.

Mots clés : Symbiose, Medicago sativa L rhizobia biodiversité inoculation stress salin stress hydrique Sahara Algérie التعايش الفصة الريزوبيا التنوع البيولوجي التلقيح مقاومة الملوحة مقاومة الجفاف الصحراء الجزائر

Présentation

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Page publiée le 17 novembre 2021