Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Doctorat → Algérie → 2020 → Contribution à l’étude de la relation entre la mutation des systèmes de production pastoraux et les savoir-faire des femmes - cas de l’étoffe "Aiguiga" en poils de dromadaires de la région de Djelfa

Ecole Nationale Supérieure Agronomique – El Harrach (2020)

Contribution à l’étude de la relation entre la mutation des systèmes de production pastoraux et les savoir-faire des femmes - cas de l’étoffe "Aiguiga" en poils de dromadaires de la région de Djelfa

Meguellati-Kanoun, Amel

Titre : Contribution à l’étude de la relation entre la mutation des systèmes de production pastoraux et les savoir-faire des femmes - cas de l’étoffe "Aiguiga" en poils de dromadaires de la région de Djelfa

Auteur : Meguellati-Kanoun, Amel

Etablissement de soutenance : Ecole Nationale Supérieure Agronomique – El Harrach

Grade : Doctorat en Sciences Agronomiques 2020

Résumé
Cette thèse a été menée parce qu’il n’existe que peu de sujets s’occupant des savoir-faire en particulier ayant trait à la production traditionnelle et à la commercialisation des étoffes confectionnées en poils "Ouabri" de dromadaires de type Aiguiga dans la région de Djelfa. Une région, considérée comme étant le berceau des activités artisanales et de production d’étoffes en poils de dromadaires pour lesquelles il subsiste une très forte demande. Ces activités artisanales revêtent une importance sociale et économique toute particulière parce qu’elles impliquent les femmes de ces sociétés rurales. Elles constituent une source d’emplois et de revenu à un grand nombre d’individus. Par conséquent, cette filière artisanale représente un fort enjeu dans ces régions agropastorales qui ont subit des mutations sociales et économiques profondes. Face à ces changements qui perturbent les conditions de production des étoffes, l’objectif de cette recherche est de montrer ; pourquoi les sociétés issues du monde pastoral et agropastoral sont-elles de nos jours confrontées à une dévalorisation, voir même d’une déperdition progressive des savoir-faire liés à la pratique de la confection des étoffes en poil local de dromadaire ? Pour répondre aux questions de recherche et aux hypothèses de travail, la méthodologie a été basée sur une démarche systémique et insiste sur les concepts filière et genre. Les enquêtes qualitatives et quantitatives le plus souvent participatives ont été menées auprès des acteurs de la filière au niveau de la région de Djelfa. La recherche a montré que le produit étoffe Ouabri local présente toutes les caractéristiques qui permettent de générer des revenus à des ménages évoluant dans des milieux marqués par des contextes incertains. La particularité révélée dans cette étude est que les résultats ont bien mis en exergue que le problème de la filière n’est pas lié à un déséquilibre entre l’offre et la demande pour les produits Ouabri. En effet, la variable clé de notre recherche qui est l’âge des artisanes constitue le facteur déterminant qui influence non seulement le niveau de production des étoffes Ouabri mais aussi le transfert et la transmission des savoir-faire aux membres de la famille et aux générations futures. L’autre enseignement notable de cette étude, c’est que, l’absence d’une reconnaissance du produit local comme étant très étroitement associé à la région dont il provient constitue un facteur de dévalorisation. Le développement d’un système de reconnaissance et de certification des signes distinctifs d’origine et de qualité des produits liés à la Filière Tissage Ouabri est une démarche incontournable à entreprendre pour reconnaître officiellement et de les protéger légalement contre ceux qui les imitent. Cependant, l’approche telle que nous l’avons mise en oeuvre, demande à être complétée pour permettre d’aller jusqu’au bout de la logique qui la sous-tend.

Mots Clés : étoffes, dromadaires, tissage, artisanes, systèmes de production.

Présentation

Version intégrale (4,2 Mb)

Page publiée le 26 novembre 2021