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Ecole Nationale Supérieure Agronomique – El Harrach (2020)

Effet de la plante-hôte et des conditions environnementales sur l’écologie de quelques espèces de cochenilles diaspines sur agrumes (Homoptera : Diaspididae) dans deux régions Rouïba et Oued El Alleug

AROUA, Khaoula

Titre : Effet de la plante-hôte et des conditions environnementales sur l’écologie de quelques espèces de cochenilles diaspines sur agrumes (Homoptera : Diaspididae) dans deux régions Rouïba et Oued El Alleug

Auteur : AROUA, Khaoula

Etablissement de soutenance : Ecole Nationale Supérieure Agronomique – El Harrach

Grade : Docteur en sciences agronomiques 2020

Résumé partiel
Le présent travail qui s’est déroulé durant deux années (2017 et 2018) met en évidence l’étude de la coccidofaune des agrumes ainsi que sur la bioécologie du Pou noir de l’oranger Parlatoria ziziphi et du Pou rouge de Californie Aonidiella aurantii, ravageurs économiquement importants, inféodés aux Citrus en Algérie. L’étude aborde également la relation entre les éléments minéraux dans le sol et dans les feuilles et le taux d’infestation de P. ziziphi. Cependant, la connaissance approfondie de ces aspects bioécologiques du ravageur et les relations physico-chimiques met en évidence la relation entre l’insecte et sa plante hôte. L’examen critique de la littérature sur les cochenilles des agrumes en Algérie a révélé la présence de 21 espèces. Dans le présent document, 12 espèces de cochenilles ont été enregistrées appartenant à quatre familles issues de deux zones zoogéographiques. Ils sont considérés comme des espèces cosmopolites. La famille des Diaspididae est la plus abondante avec 7 espèces regroupées dans 4 genres (A. aurantii, Ch. aonidum, Ch. dictyospermi, L. beckii, L. gloverii, P. pergandii, P. ziziphi). Les Coccidae avec 2 espèces réparties dans 2 genres (S. oleae, C. hesperidum). Les Pseudococcidae sont représentées par 2 espèces dans 2 genres avec 1 nouvelle signalisation en Algérie P. solenopsis noté seulement sur oranger dans la région de Rouiba. Les Monophlebidae est la moins représenté avec une espèce I. purchasi. Les genres des cochenilles d’agrumes dominants sont Parlatoria, Aonidiella et Lepidosaphes. Le changement des conditions de milieu, induit un changement de préférence de l’hôte. Les espèces les plus rencontrées sur clémentinier, P. ziziphi et P.pergandii et sur oranger, A. aurantii et L. beckii. P. ziziphi est plus abondant sur le clémentinier que sur l’oranger. L’étude de la dynamique des populations montre que Pou noir développe trois générations annuelles sur les deux plantes hôtes dans la région de Rouiba et d’Oued Alleug coïncidant avec les trois poussées de sève : printanière, estivale et automnale où la période printanière est la plus favorable pour son développement. Par ailleurs, P. ziziphi présente une affinité très marquée pour l’orientation centre et la face inférieure des feuilles de l’arbre qui lui offrent les conditions optimale pour son développement. Le décalage observé dans la distribution temporelle dépend de la plante hôte, de la région (éloignement de mer) mais aussi par le déclenchement des poussées de sève. En effet, les trois périodes d’activité à Oued Alleug débutent un peu tard par rapport à celles de Rouïba. Les larves néonates recherche toujours les endroits qui lui assurent un bon développement. En automne et en hiver les larves sont plus abondantes au centre de l’arbre tandis qu’au printemps et en été, elles se réfugient à l’est de l’arbre. Sur le clémentinier, la fécondité varie entre 4 (en hiver) à 12,32 oeufs par femelle (au printemps) à Rouïba, alors qu’à Oued El Alleug, elle varie de 1,33 (en hiver) à 12,46 oeufs par femelle (au printemps).

Mots Clés : Coccidofaune des agrumes, Parlatoria ziziphi, Aonidiella aurantii, dynamique des populations, décalage, relation nutritionnelle, Rouiba, Oued Alleug

Présentation

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Page publiée le 22 novembre 2021