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Université Mohamed-Chérif Messaadia Souk Ahras (2020)

Etude toxicologique des eaux usées de la ville de Souk Ahras et phytoremédiation

Mamine Nedjma

Titre : Etude toxicologique des eaux usées de la ville de Souk Ahras et phytoremédiation

Auteur : Mamine Nedjma

Université de soutenance : Université Mohamed-Chérif Messaadia Souk Ahras

Grade : Doctorat 2020

Résumé
La wilaya de Souk Ahras (Nord-Est de l’Algérie) contient certaines des décharges des eaux usées qui ne sont pas connectées à la station d’épuration. Où les résidents déversent les eaux usées résultants des différentes activités, qu’elles soient domestiques, commerciales, institutionnelles ou industrielles, directement dans l’environnement sans recevoir de traitement, ce qui améliore la propagation des microbes et des agents pathogènes qui sont transmis par l’eau.

Cette étude vise d’abord à déterminer les caractéristiques physico-chimiques et microbiologique des eaux usées réutilisées en irrigation de wilaya de Souk Ahras. De sorte que trois sites des rejets déversées dans l’Oued Medjerda durant la période d’irrigation ont été choisis : rejet 1 : (Khmissa), rejet 2 : (Hannancha) et rejet 3 (Souk Ahras ville). Dans un second objectif, nous nous sommes intéressés à l’évaluation de la performance épuratoire des plantes aquatiques sur l’efficacité de la purification des eaux polluées pour la ville de Souk Ahras sous l’effet de différent temps de séjour (7,14 et 21 jours). Enfin, nous avons évalué la résistance de ces plantes aquatiques par des mesures des paramètres physiologiques, biochimiques ,enzymatiques et non enzymatiques et l’étude histologique a également été incluse.

Les analyses effectuées depuis le période d’irrigation de mois mars jusqu’à aout 2016, ont révélé une pollution organique qui se traduit par des DBO5 et des DCO élevées pouvant atteindre respectivement 170.25 ± 32.34 mg/l d’O2 et 286.73 ± 39.65 mg/l d’O2 dans le rejet 1, au niveau le rejet 2 est de l’ordre de 142.38 ± 84.11 mg/l d’O2 pour la DBO5, et de 358.9 ± 32.81 mg/l d’O2 pour la DCO et au niveau le rejet 3 est de l’ordre de 148 ± 25.11 mg/l d’O2 pour la DBO5, et de 333.85 ± 42.12 mg/l d’O2 pour la DCO. Concernant le rapport DCO/DBO5 est de l’ordre de 0,58 pour le rejet de Khmissa, de 0,73 pour le rejet de Hannancha et de 0,45 pour le rejet de la ville de Souk Ahras. Ces résultats montrent que les effluents de la période d’irrigation sont contaminés organiquement.

Nos résultats montrent aussi la présence des bactéries, des parasites, des œufs d’helminthes et des levures toxiques, ce qui présente un risque pour la santé des agriculteurs et des consommateurs. L’application statistique de l’ACP à vingt des variables étudiées a révélé que l’Oued Medjerda reçoit des eaux usées brutes de nature domestique et ne doivent pas être réutilisés directement dans l’irrigation, avant d’être soumis à un traitement préalable, afin d’améliorer leur qualité en respectant les normes requises.

Mots clés : Souk Ahras, eaux usées brute, ACP, Typha latifolia, pollution.

Présentation

Page publiée le 27 novembre 2021