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Université Mohamed Khider de Biskra (2020)

Contribution à l’étude de l’écologie de l’herpétofaune du Sahara septentrional Est

MOUANE, Aicha

Titre : Contribution à l’étude de l’écologie de l’herpétofaune du Sahara septentrional Est

Auteur : MOUANE, Aicha

Université de soutenance : Université Mohamed Khider de Biskra

Grade : Doctorat en Biologie Spécialité : Ecologie Animale 2020

Résumé
Afin d’étudier la composition de l’herpétofaune du Sahara septentrional, nous avons choisi sept habitats écologiques différents (bas plateau, erg, oued, palmeraie, reg, sebkha, et milieu urbain), durant une période de 6 ans (juillet 2010 - juillet 2016). L’échantillonnage effectué selon trois méthodes à savoir : méthode de transects, fouille systématiquement et la méthode de piégeage. Nous avons d’identifier 39 espèces d’amphibiens et de reptiles (34% de l’herpétofaune algérienne). Elles se répartissent sur deux ordres ; 16 familles et 26 genres différentes, dont (4 espèces amphibiens, une seule espèce Cryptodira, 23 espèces sauriens et 11 espèces du ophidiens). Dans notre échantillonnage, on trouve une nouvelle espèce (Cyrtopodion scabrum) pour la première fois dans l’Algérie et l’Afrique du nord. Les éléments Sahariens et les Méditerranéens sont les éléments les plus dominants dans notre région avec respectivement de 41% et 28,2%. Parmi les espèces recensées neuf sont protégées en Algérie, par le décret N°35 du 10 Juin 2012, selon le journal officiel de la république algérienne. Du point de vue endémisme, 10 espèces sont endémiques par rapport U.I.C.N. Méditerranée. Le nombre d’espèces dans les différentes catégories de la Liste rouge de l’UICN montre que 37 sont considérées comme moins préoccupantes (LC), une espèce est considérée comme donnée insuffisante (Scincopus fasciatus) et une espèce est menacée (Uromastix acanthinurus). Les espèces insectivores sont les mieux représentées avec 51,3% suivie par les carnivores avec 30,8%. L’étude morpho métrique de certaines espèces de Squamates, nous a permis des résultats très proches de ceux cités dans la littérature. Une relation positive entre la variable morphologique (longueur du corps ’LC’, longueur de la queue ’LQ’) et la longueur totale (LT), qui était positivement corrélée avec toutes les espèces, sont LT et LC (r = 0,64 ; p =<0,0001 : r = 0,98 ; p =<0,0001 :) et TL et LQ (r = 0,72 ;p=<0,0001 ; r= 0,98 ; p = <0,0001), l’analyse de corrélation a montré qu’il y avait une corrélation positive entre : la longueur du corps et les pattes antérieures (r = 0,66 ; p = <0,0001 : r = 0,98 ; p = <0,0001) et longueur du corps avec patte postérieurs (r = 0,42 ; p = <0,0001 : r = 0,99 ; p = <0,03). Lacertidae est la famille la plus abondante dans le reg, le bas plateau, l’erg et l’oued avec des taux respectivement de 64,4%, 62,7%, 26,7% et 21,4%, alors que ce sont les Geckonidae et les Phyllodactylidae qui sont les plus abondantes dans les palmeraies et dans les milieux urbains. Par saisons, ce sont les Lacertidae et les Scincidae qui sont les familles les plus abondantes et les plus fréquentes presque dans toutes les saisons. Il ressort de cette étude que la palmeraie est le biotope le plus riche en espèces (32 espèces). Tandis que les trois biotopes bas plateau, salin et site urbain abritent peu d’espèces. L’indice de diversité (H’) varie entre 2,3bits (site urbain) et 3,7bits (palmeraie), la valeur de l’équitabilité (E) varie entre 0,72 (reg) et 0,97 (oued) et l’indice de Hill varie entre 0,5 (oued) et 0,8 (palmeraie). La saison estivale est la plus riche en espèces puisqu‘elle renferme plus de 92,3% de la richesse totale récoltée dans le Sahara septentrional, suivie par la saison printanière avec plus de 84,6% de la richesse totale, La valeur de l’indice de diversité de Shannon, l’indice d’équitabilité l‘indice de Hill la plus élevée est notée dans la saison printanière avec respectivement de 4,02bits, 0,8 et 0,83. L’indice de similarité (l’indice de Jaccard et l’indice de Sorensen) appliqué aux différents types d’habitats, montre que le nombre d’espèces communes entre les biotopes est varié d’un habitat un autre. Les biotopes les plus similaires selon ces indices sont bas plateaux et les regs, les bas-plateaux et les sites urbains, ainsi qu’entre les oueds et les palmeraies. Par saison, On observe que l’indice de similitude le plus important est noté entre le printemps et l’été.

Mots Clés  : Sahara septentrional Est, Herpétofaune, Biodiversité, Morphométrie, Structure de peuplement.

Présentation -> http://thesis.univ-biskra.dz/5363/

Version intégrale (2 Mb)

Page publiée le 4 décembre 2021