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Université Mohamed Khider de Biskra (2021)

L’impact de l’espace vert sur le microclimat urbain et l’utilisation des espaces extérieurs (Cas de la ville de Constantine)

GHERRAZ, Halima

Titre : L’impact de l’espace vert sur le microclimat urbain et l’utilisation des espaces extérieurs (Cas de la ville de Constantine)

Auteur : GHERRAZ, Halima

Université de soutenance : Université Mohamed Khider de Biskra

Grade : Doctorat en Science en : architecture 2021

Résumé
Les espaces verts dans les zones urbaines ont un effet positif sur le climat et le microclimat. Ils aident à réguler le climat urbain et à atténuer l’îlot de chaleur urbain (ICU) en créant un effet de refroidissement par l’ombre et l’évapotranspiration. De plus, ils libèrent de l’oxygène, absorbent le dioxyde de carbone, génèrent de l’ombre, ainsi que la consommation d’énergie et les émissions polluantes. Le but de cette étude est d’évaluer l’impact de la couverture végétale sur le climat urbain et le microclimat à Constantine et l’usage des espaces extérieur. Pour cela, nous avons fait appel à plusieurs méthodes afin d’atteindre l’objectif visé à savoir : -La Cartographie a été impliquée pour faire un inventaire de l’espace vert de Constantine, dont le but est de calculer le déficit en espace vert par rapport à la norme Algérienne. -La télédétection et la théorie des métriques paysagères nous ont offert des moyens pertinents pour analyser l’impact de la couverture végétale de la ville de Constantine sur la température de surface du sol (LST). Pour matérialiser cet effet, des images Google Earth Pro, Landsat 5TM et Landsat 8 OLI / TIRS de plusieurs années ont été acquises, traitées et analysées pour générer des cartes d’utilisation des terres, les cartes d’indice de végétation par différence normalisée (NDVI) et des cartes de LST. Ainsi, des nombreuses métriques paysagères (PLAND, CA, PD, NP, LPI, LSI, MPS, AI, PR, SHAPE MN) ont été choisies afin d’analyser la relation entre la configuration spatiale de la végétation et la distribution spatiale du LST. -L’évaluation de confort thermique des usagers au sein de quelques espaces public de différents types par le bais de la simulation via le logiciel Rayman et Skyhelios, cette évaluation a été associée par une enquête sur terrain pour acquérir la perception thermique des usagers de ces espaces. Nos résultats ont montré qu’il existe une relation négative entre le NDVI et le LST pendant la période d’étude. Ainsi, l’augmentation des valeurs NDVI a provoqué une diminution des valeurs LST. Un espace vert dense possède les valeurs de NDVI les plus élevées et l’effet de refroidissement le plus élevé. Par conséquent, notre étude a confirmé que le type, la densité, la taille et la forme de la végétation sont des facteurs importants pour déterminer son effet de refroidissement. Les résultats obtenus ont également montré qu’un paysage vert simple, homogène et agrégé est plus efficace. La grande tache verte dominante a un impact significatif sur la distribution spatiale de LST, alors que les patches verts fragmentés qui possèdent des formes compliquées résultent une augmentation de la LST. Les résultats de l’évaluation des indices de confort énoncent que l’effet modérateur de la végétation a été enregistré au niveau de jardin Bennacer, jardin de Bayrouth et la rue de Belouezdad. Un stress thermique extrême a été enregistré au niveau de la place d’Ahmed Bey, la place et le jardin de Zouaghi surtout après midi.

Mots Clés  : espaces verts, les indices de végétation, le confort thermique, la température de surface du sol, l’ilot de fraicheur de l’espace vert, l’ilot de fraicheur urbain, les métriques paysagères.

Présentation

Version intégrale (33 Mb)

Page publiée le 6 décembre 2021