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Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE) 2020

Etude de faisabilité de la mise en place d’une usine de valorisation des déchets d’équipements électriques et électroniques à Ouagadougou, Burkina Faso

TOURE Leïla Yasmine

Titre : Etude de faisabilité de la mise en place d’une usine de valorisation des déchets d’équipements électriques et électroniques à Ouagadougou, Burkina Faso

Auteur : TOURE Leïla Yasmine

Etablissement de soutenance : Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE)

Grade : Master Ingénierie Eau et Assainissement 2020

Résumé
Le domaine de la gestion des déchets a toujours été peu approfondi dans les pays d’Afrique. Pourtant avec les années, le développement des populations et du cadre de vie, de grandes quantités de déchets sont émises. Le Burkina Faso n’y fait pas exception. Et si le système de gestion global des déchets n’est pas grandement avancé, celui des déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E) est encore moins développé. De grandes quantités d’équipements électriques et électroniques sont importées chaque année dans le pays depuis l’occident, et la majeure partie de ses équipements finissent sous forme de déchets et encombrent ceux qui les possèdent. Ces accumulations de déchets soulèvent une importante question au sujet de leur gestion : Comment bien disposer de ces déchets ? Le système de gestion des D3E à Ouagadougou a été mis en place par l’ABPEV, qui s’occupe de la collecte, du tri et de l’exportation des déchets. Cependant l’association n’arrive à collecter que 19,27 tonnes de déchets, correspondant à environ 20% du flux total de 100 tonnes de déchets entrant dans le pays, et aucun traitement ne se fait sur place. Cette étude a porté sur la faisabilité de la mise en place d’une usine permettant le traitement de 100 tonnes de ces D3E. Après documentation sur les études menées précédemment sur les D3E et consultation auprès de constructeurs d’appareillages de traitement, des technologies ont été retenues et un traitement a été proposé. Le traitement proposé consiste dans sa première étape en une séparation des composantes à traiter : le plastique et les métaux. Les plastiques sont transformés en granulats par traitement mécanique tandis que les métaux sont séparés puis fondus et coulés en barres et lingots. Les produits obtenus seront revendus dans un premier temps sur le marché local, et pourraient être plus tard vendu à l’international. Un traitement du plastique et des métaux a été proposé, afin d’obtenir des granulats plastiques et des barres et lingots de métaux. Après évaluation financière, l’investissement nécessaire pour la réalisation de ce projet est de 897 633 256 francs CFA, la Valeur Annuelle Nette de 380 636 596 francs CFA, le Taux de rentabilité Interne de 11% avec un Délai de Récupération du Capital Investi de 8 ans. La conclusion peut être tirée qu’un projet de mise en place d’une telle usine est réalisable autant sur le plan financier que technique. Une telle usine permettrait non seulement d’aider à la protection de l’environnement par la réduction des D3E, mais aussi aider au niveau social par la création d’emplois, au niveau économique avec de bons revenus. Son champ d’action pourrait être étendu au niveau de l’ensemble du territoire national, pour atteindre au long terme toute la sous-région.

Présentation (2iE)

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Page publiée le 2 décembre 2021