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Université Mustapha Stambouli de Mascara (2020)

Epidémiologie de la fusariose vasculaire de pois chiche (Cicer areitinum L.) causée par Fusarium oxysporum Scheicht. Emend. Snyd. Flans, f. sp. ciceris (Padwick), et méthodes et moyens de lutte.

MOUTASSEM, DAHOU

Titre : Epidémiologie de la fusariose vasculaire de pois chiche (Cicer areitinum L.) causée par Fusarium oxysporum Scheicht. Emend. Snyd. Flans, f. sp. ciceris (Padwick), et méthodes et moyens de lutte.

Auteur : MOUTASSEM, DAHOU

Université de soutenance : Université Mustapha Stambouli de Mascara

Grade : Doctorat 2020

Résumé
Le flétrissement vasculaire causé par Fusarium oxysporum f.sp. ciceris (Foc) est considéré comme étant l’une des maladies la plus dévastatrice de la culture du pois chiche. Dans le but de mettre en place une stratégie de lutte efficace et appropriée, la compréhension de l’épidémiologie de la fusariose vasculaire est plus que nécessaire. Les prospections effectuées dans le Nord algérien indiquent que cette maladie constitue une menace pour la culture du pois chiche et la gravité moyenne est estimée à 18.17%. Cette étude nous a permis de mettre en évidence les facteurs de risques associés à l’extension épidémique de cette maladie. Toutefois, la semence utilisée par les producteurs ne répond pas aux critères normatifs qui constituent la source de propagation de l’inoculum avec des taux alarmants (16.6 à 35%). D’autre part, les débris des plantes délaissées aux niveaux des parcelles, par les agriculteurs, contribue conséquemment à l’accumulation de l’inoculum du Foc dans le sol avec des fréquences supérieures à 2.7×103 Ufc g-1. Nous avons remarqué, que certaines pratiques culturales utilisées peuvent réduire l’incidence de la maladie (labour estival profond, le semis d’hiver, l’espacement entre les lignes (60 à 100 cm), entre les graines (15 à 20 cm) et la rotation pois chiche /céréales). Dans ce travail, nous avons étudié la dynamique de l’azote (N-TotalR), le phosphore (Olsen-P), la concentration de l’inoculum de Foc (ID-Foc), les populations de Trichoderma spp et Pseudomonas spp puis analysé leurs effets sur la sévérité de la maladie. Les résultats obtenus montrent qu’un niveau élevé d’ID-Foc augmente significativement les valeurs de la région sous la courbe de la maladie (AUDPC). Par ailleurs, l’AUDPC est associée positivement avec les fortes concentrations en N-TotalR et négativement avec les fortes concentrations en P-Olsen. Cependant, elle est négativement corrélée avec la nodosité, les populations de Pseudomonas spp et de Trichoderma spp. Les traitements in vitro et in vivo par des huiles essentielles (HEs) montrent une activité fongicide. L’HE de Thymus pallescens à 5 μl/ml est la plus efficace contre le Foc et la valeur de l’AUDPC obtenue indique une diminution de la sévérité de la maladie à 99%. Les Trichoderma spp ont un effet antifongique remarquable en contact direct (73.9%) et indirect (27.8%). Par ailleurs, les Trichoderma spp diminuent significativement l’AUDPC. Les traitements combinés (huiles essentielles + Trichoderma spp) augmentent l’effet protecteur du pois chiche contre le Foc comparé avec les traitements individuels, alors que l’association T. pallescens (0.1μl)/ T. harzianum est la plus efficace avec une réduction d’environ 89.3% de la sévérité de la maladie. Cette étude a montré la possibilité d’utiliser des substances d’origine microbienne et végétale pour contrôler le Foc en traitement individuels et combinés.

Mots Clés  : Fusarium oxysporum f. sp. ciceris pois chiche épidémiologie pratique culturale AUDPC Trichoderma spp huiles essentielles

Présentation

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Page publiée le 31 décembre 2021