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Université des sciences et de la technologie Houari Boumediène (USTHB) 2019

Incidences des variabilités climatiques sur les milieux dunaires fixés méridionaux algériens et étude de la diversité floristique

Akkouche, Saida

Titre : Incidences des variabilités climatiques sur les milieux dunaires fixés méridionaux algériens et étude de la diversité floristique

Auteur : Akkouche, Saida

Université de soutenance : Université des sciences et de la technologie Houari Boumediène (USTHB)

Grade : Doctorat en Sciences 2019

Résumé
Afin d’évaluer l’incidence des facteurs climatiques sur la dynamique et la richesse de la végétation des milieux dunaires fixés mécaniquement et biologiquement , nous avons comparé des relevés phytoécologiques des milieux plantés et des milieux non plantés(témoins) ainsi que des données climatiques de différentes stations ( Boussaâda, Djelfa, Laghouat et Biskra) pour affiner au mieux les informations relatives à la résistance et à l’adaptation de ces milieux aux variabilités climatiques. Des traitements numériques ont été réalisés (l’AFC et la CHA), sur 148 relevés et 90 espèces, ce qui nous a permis d’identifier que l’axe « 1 » dénote un facteur climatique qui pourrait être la pluviosité alors que l’axe « 2 » traduit l’effet du microclimat sur la richesse floristique générée par les touffes de plantation. Les dunes fixées deviennent plus stables, bien consolidées et bien colonisées par les plantes et plus résistantes à l’action du vent. Cette colonisation reste dépendante des facteurs climatiques surtout les précipitations et les températures sans négliger l’effet des autres facteurs climatiques notamment le vent, qui affecte surtout les jeunes plants en premières années de fixation. En vue de caractériser le niveau de sévérité des sécheresses vécues, nous nous sommes appuyés sur le calcul de l’indice standardisé de précipitations(SPI) pour différentes stations au cours de la période d’étude 1972-2014.Cette analyse a mis en évidence que la plus longue période sèche a été enregistrée à Djelfa avec 69 mois durant aout 1998 à avril 2004 qui était extrêmement sèche, avec une intensité maximale de -2,6. La station de Laghouat a enregistré un épisode extrêmement sec qui a duré presque 65 mois (1973-mai 1979) où l’indice SPI a atteint son maximum (-3,4) et un autre épisode d’avril 1983 à décembre 1989 qui a duré 76 mois marquant une intensité maximale de -1,72. On signale que ces épisodes sont interrompus par des mois à sécheresse proche de la normale (7 mois et 5 mois respectivement). Biskra est la région qui a connu quatre séquences dont la durée dépasse 24 mois ; la plus longue s’étale entre les années 1987- 1990 (35 mois) précédée par une autre séquence 1978-1980 (33mois), les deux sont de type très sec ; la troisième séquence située entre 2000-2002 (26 mois) de type très sec et la quatrième est de 2007-2008, elle est de type modérément sec. Ces résultats préliminaires méritent d’être complétés par d’autres indices telles que la série de 27 indices climatiques de ClimDex (http://cccma.seos.uvic.ca/ETCCDMI/s...) ou la série de 57 indices climatiques qui a été définie par le projet Européen SRATDEX . (http:// www .cru. uea. Ac . uk / projects / Stardex).

Mots clés  : Fixation des dunes, richesse floristique, SPI, sécheresse, Algérie

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Page publiée le 23 décembre 2021