Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Doctorat → Algérie → 2020 → Relation qualité des eaux et propriétés des sols dans les palmeraies de la région de Ghardaïa (cas de Sebseb).

Université Badji Moktar de Annaba (UBMA) 2020

Relation qualité des eaux et propriétés des sols dans les palmeraies de la région de Ghardaïa (cas de Sebseb).

GUESSOUM Hadjer

Titre : Relation qualité des eaux et propriétés des sols dans les palmeraies de la région de Ghardaïa (cas de Sebseb).

Auteur : GUESSOUM Hadjer

Université de soutenance : Université Badji Moktar de Annaba (UBMA)

Grade : Doctorat Biologie végétale et Environnement 2020

Résumé
Les eaux salées dans la région Saharienne d’Algérie constituent la majorité des eaux d’irrigation disponibles, elles sont à classifier dans les classes 3 et 4. Cette étude vise à la détermination de la relation de la qualité des eaux d’irrigation sur l’évolution de la salinité, de la réaction du sol (pH) et du SAR de la solution du sol dans les palmeraies de la région de Sebseb Ghardaïa. La présente étude a été réalisée au niveau de la vallée de Sebseb, les palmeraies échantillonnées sont réparties selon l’altitude ; la palmeraie de Jedide en amont, la palmeraie de Cheaab El-aargoub au centre de l’oued et en aval la palmeraie de Cheaab El-Nasser. Les résultats analytiques sur les profils pédologiques, montrent que le sol est d’une texture sableuse à structure particulaire, avec un faible taux de matière organique et d’une faible teneur en calcaire. Le sol est fortement alcalin, non salé et non sodique. Les résultats relatifs aux caractéristiques physico-chimiques des eaux d’irrigation provenant de la nappe phréatique mettent en évidence une qualité moyenne à médiocre (C3S1) pour la palmeraie de Jedide, une qualité médiocre à mauvaise (C4S1) pour la palmeraie de Cheaab Elaargoub et une qualité très mauvaise à déconseiller pour l’irrigation (C5S1) dans la palmeraie de Cheaab El-Nasser. Ces eaux sont caractérisées par un faciès sulfatée-magnésique pour les trois palmeraies. Les analyses effectuées sur les sols irrigués des trois palmeraies ont qualifié que les sols sont non salés à peu salés avec une conductivité électrique allant de 0,07 dS/m à 1,02 dS/m, le pH est alcalin à fortement alcalin variant de 7,90 à 8,97, sans risque d’alcalinisation du point de vue du SAR qui est estimé comme non sodique (0,01 à 1,29). Sur le plan spatial, l’analyse de la variance indique une différence majoritairement significative entre les trois palmeraies vis-à-vis de tous les paramètres édaphiques étudiés, justifiant ainsi l’effet de la situation topographique et géographique de chaque station, où les sels solubles ont émigré d’amont en l’aval. La signification de la variance relative à l’irrigation (avant et après), est très visible sur la conductivité électrique, cela est dû à la forte salinité des eaux d’irrigation utilisées. Tandis que, sur le SAR est signifiée seulement à la saison d’hiver par une diminution au niveau de tous les horizons dans toutes les palmeraies étudiées.

Mots clés  : Eaux d’irrigation, sol, salinité, pH, sodicité (SAR), palmeraies, Sebseb, Ghardaïa

Version intégrale

Page publiée le 18 février 2022