Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Master → France → 2021 → Etude de la dynamique de population de Bactrocera dorsalis en lien avec la matrice paysagère d’un bassin de production de mangues

Paris : AgroParisTech (2021)

Etude de la dynamique de population de Bactrocera dorsalis en lien avec la matrice paysagère d’un bassin de production de mangues

Caumette Cécile

Titre : Etude de la dynamique de population de Bactrocera dorsalis en lien avec la matrice paysagère d’un bassin de production de mangues

Auteur : Caumette Cécile

Etablissement de soutenance : Paris : AgroParisTech

Grade : Ingénieur 2021

Résumé
La mouche orientale des fruits Bactrocera dorsalis est une espèce invasive originaire d’Asie, devenue un ravageur majeur des cultures fruitières. Au Sénégal, B. dorsalis est l’un des principaux ravageurs des mangues, une ressource alimentaire et économique majeure pour le pays. La lutte est essentiellement curative et très localisée, ce qui ne permet pas de contrôler les ré-infestations par dispersion à partir de populations sources. Afin d’élaborer des stratégies de gestion intégrée de B. dorsalis, il est nécessaire de caractériser les interactions entre la matrice environnementale et la dynamique de population. L’objectif de ce stage était d’obtenir, par une approche exploratoire, une première évaluation de ces interactions. Nous avons travaillé sur des séries temporelles d’abondance (2012 à 2014) issues de 53 vergers de la région des Niayes (près de Dakar) où les fluctuations démographiques de B. dorsalis sont très marquées, avec une quasi-absence d’individus dans les vergers en absence de mangue et un pic de pullulation durant la période de production. Deux hypothèses, non exclusives, sont émises quant à l’origine des individus initiant la phase de croissance démographique dans les vergers : i) de petites populations se maintiennent via la présence d’hôtes alternatifs dans le paysage local (dèmes) et, ii) la dispersion à longue distance via les vents permet l’apport d’individus à partir d’autres bassins de production plus précoces. Deux variables de réponse démographiques ont été estimées : la date de démarrage de la phase de croissance (lag) et la présence de petites populations pendant la période défavorable (dèmes). Les facteurs environnementaux candidats pour expliquer ces variables démographiques étaient multi-échelles : données climatiques régionales, paysagères dans le voisinage des vergers et agronomiques en intra-verger. Après une phase de prétraitement de ces données, l’effet des facteurs environnementaux sur les variables lag et dèmes a été analysé par une méthode récente, GPBoost, combinant une approche d’apprentissage automatique, le gradient boosting, et des modèles mixtes pour prendre en compte la non indépendance des observations. Malgré certaines limites méthodologiques, liées notamment à l’agrégation spatiale des observations, les résultats soutiennent nos hypothèses initiales en suggérant un lien entre la précocité de la phase de croissance démographique et la présence de dèmes, la fréquence des vents et la proximité de zones urbanisées. Ces travaux seront poursuivis et approfondis dans le cadre du projet ANR DISLAND qui débute en septembre 2021

Présentation (Agritrop/CIRAD)

Page publiée le 1er mars 2022