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ISTOM - Ecole supérieure d’agro-développement international (2021)

Etude des facteurs influençant la diversification des exploitations agricoles dans la plaine de Kairouan, Tunisie centrale

DOAN, Emma

Titre : Etude des facteurs influençant la diversification des exploitations agricoles dans la plaine de Kairouan, Tunisie centrale

Auteur : DOAN, Emma

Etablissement de soutenance : ISTOM - Ecole supérieure d’agro-développement international

Grade : Ingénieur : ISTOM : Angers 2021

Résumé
Cette étude s’insère dans le projet VIANA (Vulnerabilities and adaptative capacities of Irrigated Agriculture in North Africa, projet Arimnet Jeune Chercheur, 2018-2021) dont l’objectif était d’identifier la diversité des pratiques agricoles développées localement qui peuvent intégrer ou intègrent déjà les principes de l’agroécologie, et ce dans trois plaines irriguées du Maghreb (la plaine du Saïss au Maroc, le Haut-Chéliff en Algérie et la plaine de Kairouan en Tunisie). Ce travail vise à approfondir la recherche commencée au sein de ce projet concernant les pratiques de diversification mises en place par les agriculteurs sur un des trois sites d’étude, la plaine de Kairouan en Tunisie. Pour ce faire, une méthodologie basée sur des entretiens semi-directifs a été mobilisée permettant de caractériser les systèmes de production selon sept groupes homogènes et de comprendre ensuite leurs logiques d’adoption des pratiques de diversification. Pour apprécier le degré de diversification au sein de chaque type d’exploitation, une méthode d’attribution de score a été utilisée, en se basant sur une méthode développée par la FAO. Nos résultats mettent en évidence des niveaux de diversification hétérogènes entre les exploitations enquêtées, allant d’un niveau peu diversifié pour une grande part d’entre elles, à un niveau moyennement diversifié pour les autres. Les exploitations qui ont un niveau fortement diversifié, selon les critères de la FAO, n’ont pas été recensées sur le terrain. Nos résultats montrent également que les agriculteurs diversifient leurs cultures et élevages dans une logique économique (réduction des coûts de production, la maximisation de la productivité par unité de surface ou les apports de trésorerie réguliers) plutôt que dans une logique agroécologique (amélioration de la fertilité du sol, réduction de l’usage des intrants chimiques, etc.) et ce quel que soit le type d’exploitations agricoles. Pour sortir de cette logique que l’on peut qualifier « d’agroécologie de contrainte », il est nécessaire de modifier l’environnement économique et institutionnel qui reste pour le moment fortement imprégné des principes de la révolution verte. En attendant, un autre changement pourrait venir du consommateur en permettant une meilleure valorisation économique des produits issus des pratiques agroécologiques

Mots Clés : AGROECOLOGIE / DIVERSIFICATION AGRICOLE / EXPLOITATION AGRICOLE / TUNISIE

Présentation (ISTOM)

Page publiée le 1er mars 2022