Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Doctorat → France → 2003 → Estimation de l’effet direct des aérosols à partir de la modélisation et de la télédétection passive

Université des sciences et technologies de Lille (2003)

Estimation de l’effet direct des aérosols à partir de la modélisation et de la télédétection passive

Bellouin, Nicolas

Titre : Estimation de l’effet direct des aérosols à partir de la modélisation et de la télédétection passive

Estimate of the aerosol direct effect from modelling and passive remote-sensing

Auteur :Bellouin, Nicolas

Université de soutenance : Université des sciences et technologies de Lille

Grade : Doctorat : Lasers, molécules, rayonnements atmosphériques : Lille 1 : 2003

Doctorat
Les aérosols atmosphériques influent sur le bilan radiatif terrestre en diffusant et absorbant le rayonnement incident (effet direct) et en modifiant le cycle de vie et les propriétés radiatives des nuages (effet indirect). Les interactions aérosols anthropiques - nuages - rayonnement constituent un forçage du système dont le signe et l’ordre de grandeur sont mal connus. Cette thèse étudie l’effet direct à partir d’observations satellitaires et de photométrie au sol. Elle aborde également plusieurs aspects de la modélisation des aérosols et de la surface dans les codes de transfert radiatif. Après avoir présenté les aérosols atmosphériques et leur impact climatique, on définit la perturbation des flux radiatifs due à l’effet direct des aérosols. Les outils utilisés par cette thèse sont le code de transfert radiatif Streamer qui, associé à une technique de reconstitution du signal, permet de simuler flux et réflectances, l’instrument satellitaire Polder, qui est multidirectionnel et effectue des mesures polarisées, et le réseau de photomètres Aeronet-Photons. On étudie tout d’abord l’impact sur la perturbation radiative directe des aérosols de deux simplifications souvent utilisées dans les calculs de transfert radiatif. Il est montré, à partir de mesures de la fonction de phase, que négliger la non-sphéricité des aérosols entraîne des erreurs importantes sur la perturbation radiative directe et sur l’inversion de l’épaisseur optique. La prise en compte de la surface océanique par son albédo entraîne également des erreurs par rapport à la prise en compte rigoureuse utilisant la fonction de distribution de la réflectance bidirectionnelle. Pour estimer l’absorption par les aérosols, nous avons associé les inversions de Polder à un jeu d’albédos de diffusion simple issu de l’analyse de mesures Aeronet-Photons. L’algorithme utilisé permet d’identifier l’aérosol présent dans l’atmosphère en se basant sur les propriétés optiques déduites des mesures de Polder et sur la localisation géographique de la scène. Notre estimation de l’absorption en ciel clair est 2,5 Wm-2en moyenne globale sur les huit mois de données Polder. Nous présentons ensuite une méthode originale d’estimation de la perturbation radiative au-dessus des océans et en ciel clair à partir des réflectances de Polder. Grâce à l’utilisation de nombreux modèles d’aérosols, notre algorithme permet de défmir une incertitude. L’application sur les huit mois de mesures de Polder permet d’évaluer la perturbation radiative entre -6,8 et -7,8 Wm-2 en moyenne globale et sur huit mois. Une modification sera apportée à l’algorithme afm de mieux prendre en compte l’effet du vent sur la surface marine. La thèse se termine par une discussion sur l’estimation de la perturbation radiative directe au-dessus des continents, où la prise en compte de la surface est difficile.

Sujets : Aérosols — Télédétection — Modèles mathématiques — Bilan énergétique (géophysique) — Transfert radiatif — Photométrie — Rayonnement solaire — Polluants atmosphériques — Satellites artificiels en télédétection

Présentation (SUDOC)

Page publiée le 26 septembre 2010, mise à jour le 20 janvier 2017