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Université Sidi Mohamed Ben Abdellah Fès (2021)

Maladie de l’œil de paon d’olivier au Maroc : isolement et identification de l’agent pathogène et évaluation de la résistance variétale

RTIM Mariam

Titre : Maladie de l’œil de paon d’olivier au Maroc : isolement et identification de l’agent pathogène et évaluation de la résistance variétale

Auteur : RTIM Mariam

Etablissement de soutenance : Université Sidi Mohamed Ben Abdellah Fès

Grade : Master Sciences et Techniques Biotechnologie Microbienne 2021

Résumé
L’olivier (Olea Europaea) est parmi les plus anciens arbres fruitiers cultivés dans les pays du bassin méditerranéen. Il est bien connu pour son intérêt alimentaire et thérapeutique. Cependant, les problèmes phytosanitaires constituent l’une des contraintes majeures de développement du secteur oléicole. Parmi les maladies les plus dangereuses qui menacent l’oléiculture est l’œil de Paon ou la tavelure d’olivier, causée par le champignon imparfait Fusicladium oleagineum. Au niveau national, cette maladie provoque une diminution importante de la croissance et du rendement de l’olivier. Malgré l’importance économique des dommages, peu de recherches approfondies ont été entreprises sur cette maladie, car les cultures in vitro de ce champignon sont difficiles à obtenir, vu qu’il est un parasite endogène et nécessite des conditions de culture particulières. Dans cette étude, des techniques d’isolement sont comparées pour leur efficacité d’isoler ce champignon phytopathogène : isolement à partir des fragments de feuilles d’olivier, isolement monosporal, et la technique de chambre humide, en utilisant 4 milieux de cultures différents. Les résultats ont montré que la chambre humide et le milieu à base de carotte sont les plus efficaces. Une évaluation de la sensibilité variétale de 20 variétés cultivées au niveau de la station d’Ain Taoujdat, a montré qu’il existe une variabilité en termes de sensibilité vis-à-vis de la maladie de l’œil de paon d’olivier, et qu’on peut classer les variétés échantillonnées en 3 groupes différents : variétés sensibles, variétés moyennement sensibles et variétés tolérantes ou résistantes. Après le dosage du contenu en polyphénols totaux de ces 20 variétés, une relation entre la teneur en composés phénoliques et la résistance à la maladie, a été mise en évidence. En effet, les variétés qui ont manifesté une résistance lors de l’évaluation de la sensibilité variétale avaient une teneur élevé en composés phénoliques comparativement aux variétés sensibles. Puisque le traitement de la maladie se fait généralement par l’application des fongicides à base du cuivre, et que l’impact de ces pesticides est très dangereux sur la santé humaine et l’environnement, des alternatifs biologiques sont nécessaires pour un traitement sécurisé de la maladie. Les résultats d’un test d’antagonisme par une souche bactérienne de Leuconostoc mesenteroides, ont montré que cette bactérie lactique effectue un taux d’inhibition de germination sur les conidies du champignon Fusicladium oleagineum allant jusqu’à 66,42 %.

Présentation

Page publiée le 28 mars 2022