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Université Abou Bekr Belkaid Tlemcen (UABT) 2021

INFLUENCE DE LA VARIABILITÉ CLIMATIQUE SUR LA PRODUCTION DES SÉDIMENTS.

GUESRI, Mourad

Titre : INFLUENCE DE LA VARIABILITÉ CLIMATIQUE SUR LA PRODUCTION DES SÉDIMENTS.

Auteur : GUESRI, Mourad

Université de soutenance : Université Abou Bekr Belkaid Tlemcen (UABT)

Grade : Doctorat en Hydraulique 2021

Résumé
L’érosion du sol est un phénomène naturel qui rend compte de certains processus (détachement des particules, transport et dépôt) induits par différents agents érosifs. Dans les zones semi-arides, les précipitations sont souvent intenses sur les sols secs à végétation pauvre, ce qui peut entraîner une forte susceptibilité à l’érosion des sols. Par conséquent, une évaluation appropriée de l’érosivité des précipitations revêt une importance particulière en raison des effets négatifs causés par l’épuisement de la couche superficielle du sol et la charge excessive de sédiments dans les eaux réceptrices des réservoirs. La présente étude a été menée sur le bassin versant de l’Oued K’sob situé au Nord-Est de l’Algérie, dans le but d’étudier l’influence la variabilité climatique sur la production des sédiments. Le bassin draine une superficie de 1480 km² située entre les altitudes 585 et 1888 m. L’Oued principal s’écoule sur une longueur 73 km et alimente le barrage K’sob d’une capacité initiale de 29.5 Mm3, mis en service en 1940. La région d’étude présente un climat semi-aride à tendance continentale avec un hiver relativement pluvieux et un été sec et chaud, avec une pluie moyenne interannuelle est de 340 mm. La construction des courbes IDF a permis de déterminer un exposant climatique de la région, b=0.75. Pour l’érosivité des précipitations, le calcul d’un tel indice est basé sur les pluies dépassant un seuil spécifique et nécessite des données pluviométriques avec une fine résolution temporelle, qui, souvent, sont rares ou difficiles à acquérir. L’examen des pluies quotidiennes survenant avant une inondation portant une charge sédimentaire a montré une variabilité spatiale des seuils d’érosivité des précipitations. Les valeurs saisonnières des seuils sont faibles et se situent entre 2 mm en été et 6 mm en hiver, ce qui met en évidence un processus d’érosivité typiquement élevé dans les régions semi-arides. Des relations empiriques, établies à l’échelle saisonnière, ont été proposées comme solution alternative au calcul de l’indice R dérivé de l’équation révisée des pertes en sol. Les modèles déterminés ont permis de simuler l’érosivité des événements pluvieux en fonction de la pluie quotidienne. Entre 68 et 78 % de la variance de l’érosivité des précipitations s’explique par la pluie quotidienne donnant lieu à un événement pluvieux érosif. Ensuite, la moyenne spatiale de l’indice d’érosivité annuel a fluctué entre 228 et 386 MJ mm ha-1 h-1 an-1 avec une moyenne interannuelle de 302 MJ mm ha-1 h-1 an-1, ce qui a sous-estimé de 6% l’indice d’érosivité quantifié selon l’équation universelle révisée de perte de sol. L’érosivité des précipitations est le facteur déterminant du rendement en sédiments avec un degré de fixation différent au cours de l’année. En automne, 68 % de la variance de la production de sédiments s’explique par l’érosivité des pluies, contre seulement 42 % au printemps en raison des changements des conditions du sol, notamment la présence d’une couverture végétale qui protège le sol contre l’érosivité des pluies.

Mots clés : Précipitations, indice d’érosivité, transport de sédiments, semi-aride bassin versant du Wadi K’sob, Nord-Est de l’Algérie

Présentation

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Page publiée le 11 octobre 2022