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Université Abou Bekr Belkaid Tlemcen (UABT) 2021

Vulnérabilité du chêne liège de la forêt d’Ifri aux incendies Evaluation des risques en cas de futur feu de forêt

KEBRIT AHLEM

Titre : Vulnérabilité du chêne liège de la forêt d’Ifri aux incendies Evaluation des risques en cas de futur feu de forêt

Auteur : KEBRIT AHLEM

Université de soutenance : Université Abou Bekr Belkaid Tlemcen (UABT)

Grade : Master en Foresterie 2021

Résumé
L’évaluation de la vulnérabilité du chêne liège (Quercus suber) au prochain feu de forêt après 9 ans de celui de l’été 2012 a été réalisée dans la forêt d’Ifri (Tlemcen). Pour cela, nous avons installé une station de 400 m2 en fin juin 2021 dans l’objectif principal est d’évaluer les risques de feu de forêt, de distinguer les facteurs qui influent sur la vulnérabilité de cette subéraie aux incendies, et enfin d’établir des stratégies qui permettent de contrôler la gravité des risques et de réduire les pertes par incendie. Les caractéristiques de sous-bois comme facteur indicateur d’intensité du feu et de sévérité du peuplement ont été étudiées à partir de 40 unités d’échantillonnage (inventaire et importance de végétation). Plusieurs paramètres ont été relevés au niveau de 238 arbres (dendrométrie, état de santé, exploitation, état de tronc). Les résultats des analyses ont démontré le développement d’un sous-bois très inflammable et très combustible qui contribuerait à un risque élevé de sévérité du feu. Le ciste de Montpellier est le plus abondant avec un taux de recouvrement supérieur à 80%. Ce développement expose le peuplement au danger d’un feu intense. L’évaluation de l’état sanitaire, d’exploitation et dendrométrique des arbres pourraient grandement contribuer à un degré de sévérité élevé (taux mortalité élevé). En revanche, qu’un taux de survie de 50 % pourrait atteindre pour les tiges de plus de 7 cm de diamètre, une épaisseur de liège supérieure à 2.0 cm, une bonne reprise végétative de la couronne et un tronc sain. Ces facteurs assurent une probabilité de survie des arbres à plus de 60%. En effet, la capacité de régénération des houppiers dans le temps a montré une reconstitution élevée des cimes, un bon état de bois avec l’absence des crevasses de tronc dans la majorité des arbres. Donc, ces arbres auront une faible probabilité de mortalité en cas de futur feu. L’estimation de ces résultats nous fait dire que le futur incendie dans la forêt d’Ifri est sévère caractérisé par un taux de mortalité des tiges supérieure à 50%

Mots clés : chêne liège, Incendie, vulnérabilité, sévérité de feu, inflammabilité, combustibilité, Ifri,

Présentation

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Page publiée le 13 octobre 2022