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Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE) 2021

Etude technique détaillée pour l’aménagement hydro-agricole de 15 ha (10 ha en semi-californien et 5 ha en goutte-à-goutte) en aval du barrage de Rakaye-Kassiri dans la commune de Doulougou (Burkina-Faso).

GBETOFIA Kenneth Fortuné Bignon

Titre : Etude technique détaillée pour l’aménagement hydro-agricole de 15 ha (10 ha en semi-californien et 5 ha en goutte-à-goutte) en aval du barrage de Rakaye-Kassiri dans la commune de Doulougou (Burkina-Faso).

Auteur : GBETOFIA Kenneth Fortuné Bignon

Etablissement de soutenance : Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE)

Grade : Master Ingénierie Eau et Assainissement 2021

Résumé
L’absence de pluies et le faible développement d’aménagement des terres irrigables sont à la base de la pauvreté et de la famine ici au Burkina-Faso. Ainsi pour mettre un accent de façon pratique et statistique sur le point de vue des exploitants concernant leurs préférences culturales et les systèmes d’irrigation adéquats, une étude sur la réalisation d’un aménagement hydro-agricole a été menée. La zone d’étude, d’une superficie de 15 ha est la partie aval du barrage de Rakaye-Kassiri constituée par 54 parcelles de 0,25 ha et située à 45 km de Ouagadougou, la capitale du Burkina-Faso. Sur la base d’un sondage aléatoire stratifié, 30 enquêtes de terrain, utilisant le WASO : un outil de calcul et d’enquête, ont été menées dans les villages de Rakaye-Yarcé et Rakaye-Mossi. 20 mesures d’infiltration du sol sur le périmètre irrigué, ont permis de connaitre la perméabilité du sol d’une valeur de 33,420,7 mm/h dévoilant un sol de type sablo-limoneux. Les résultats d’enquêtes ont montré que les cultures de rentes telles que le maïs, le mil, le haricot ont un léger avantage sur les cultures maraichères (16,27/20 contre 16/20). Ainsi, les spéculations retenues sont la tomate, la laitue, l’oignon, le maïs et le haricot. En outre, il ressort également que les exploitants ont une préférence pour le NPK comme engrais chimique. Ils ont également émis avoir des connaissances en irrigation localisée et en irrigation gravitaire. Les problèmes principaux rencontrés lors de leurs campagnes culturales étant la destruction des cultures par les animaux et l’insuffisance d’équipements, par conséquent, la création d’enclos et la mise à disposition d’équipements modernes s’avèrent être des solutions durables. Le calcul des besoins en eau des cultures nous a permis de considérer les oignons et les maïs comme cultures les plus contraignantes. Les chiffres obtenus sont de 12651,9 m3 pour l’oignon et 7167,87 m3 pour le maïs. Le tour d’eau est identique pour les deux systèmes d’irrigation et est pris égal à 3 jours. Les débits d’équipement sont de 3,98 l/s pour le semi-californien et de 0,90 l/s pour l’irrigation localisée. Les réseaux de distribution sont composés de conduites en PVC et en Polyéthylène, ainsi que de goutteurs. L’étude menée sur les possibilités de pompage de l’eau pour irriguer le périmètre nous a permis de choisir une motopompe thermique mobile HONDA qui débite 43,2 m3/h d’une part et d’autre part, une pompe centrifuge GRUNDFOS qui débite 134,78 m3/h. Le réseau de drainage quant à lui, est composé de 9 drains internes pour protéger le périmètre de l’excédent d’eau. En ce qui concerne l’étude financière, le coût global de l’aménagement s’élève à 174 959 588 FCFA soit 9 884 722 FCFA à l’hectare avec un retour sur investissement de 3 ans.

Présentation (2iE)

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Page publiée le 28 octobre 2022