Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Doctorat → France → Thèses en préparation → 2021 → Caractérisation génomique des microsymbiotes de quelques légumineuses candidates pour la lutte contre la désertification

Université de Bourgogne Franche-Comté (2021)

Caractérisation génomique des microsymbiotes de quelques légumineuses candidates pour la lutte contre la désertification

Chaddad Zohra

Titre : Caractérisation génomique des microsymbiotes de quelques légumineuses candidates pour la lutte contre la désertification

Auteur : Chaddad Zohra

Université : Université de Bourgogne Franche-Comté

Discipline : Physiologie

Sous la direction de : Daniel Wipf et de Mostapha Missbah El Idrissi.

Résumé
Au cours des trente dernières années, le réchauffement climatique, provenant d’une augmentation des températures notamment liée à l’activité industrielle et à l’effet de serre menace la biodiversité de la faune et de la flore terrestre. Le Maroc reste l’une des régions fortement menacées par ce phénomène qui se traduit par la sécheresse et une accentuation de la désertification. Parallèlement, nous avons des plantes spontanée dont nos travaux préliminaires ont révélé leurs fortes adaptations aux contraintes extrêmes qui prévalent dans ces régions. La plupart de ces espèces spontanées, en Afrique du Nord notamment, sont remarquablement résistantes et bien adaptées à la sécheresse et à la salinité et constituent une part non négligeable des ressources génétiques locales à valeurs pastorale, fourragère, alimentaire, aromatique et médicinale. Il est donc important de valoriser ces espèces végétales endémiques à fort potentiel socio-économique et à forte valeur ajoutée pour les écosystèmes perturbés ainsi que les ressources endémiques de microorganismes symbiotiques. Parmi les stratégies durables pouvant permettre de répondre aux enjeux susmentionnés, la valorisation des services écosystémiques rendue par les microorganismes symbiotiques (bactéries et champignons mycorhiziens) pour stimuler le développement, la croissance, la production de biomasse et de graines par des plantes cibles (facilitation de la régénération, réduction des stress abiotiques, amélioration de la nutrition) est une stratégie prépondérante. Cependant, cet effet est dépendant non seulement des caractéristiques des inocula retenus mais aussi de la plante hôte utilisée. Par leur particularité d’être à la fois impliquées dans les symbioses rhizobienne, mycorhizienne et dans des interactions avec les bactéries rhizosphériques stimulant la croissance des plantes (PGPR), les légumineuses peuvent jouer pleinement ce rôle et participer au maintien et à la durabilité de ces écosystèmes. Ces plantes sont capables de développer une association symbiotique avec des champignons mycorhiziens. La mycorhization permet aux plantes d’améliorer leur absorption en eau et en éléments minéraux ainsi que leur protection contre les contraintes biotiques et abiotiques. Elles tirent aussi bénéfice des interactions qu’elles entretiennent avec des bactéries rhizosphériques stimulant la croissance des plantes (PGPR), qui les aident à améliorer leur nutrition minérale et à limiter le développement de champignons phytopathogènes du sol.

En préparation depuis le : 01-10-2021

Source : Theses.fr

Page publiée le 18 novembre 2022