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Université Grenoble Alpes (2022)

Impacts des mesures d’adaptation/mitigation au changement climatique sur la recharge des nappes et les écoulements en zone sahelienne

Tabsoba Mahamadi

Titre : Impacts des mesures d’adaptation/mitigation au changement climatique sur la recharge des nappes et les écoulements en zone sahelienne

Auteur : Tabsoba Mahamadi

Université : Université Grenoble Alpes

Discipline : Océan, Atmosphère, Hydrologie

Sous la direction de : Jean-Martial Cohard et de Emmanuel Agnidé Lawin.

Résumé
Au Sahel, le changement climatique se caractérise notamment par l’augmentation des précipitations extrêmes (Panthou et al., 2018, Taylor et al., 2017) et de la durée des périodes sèches (Todzo et al., 2020). Conjugué avec des taux démographiques particulièrement élevés, le changement climatique va de pair avec une expansion vaste et durable de la mise en culture des terres (Tappan et al., 2016), mais aussi avec des mesures d’adaptation et de mitigation via ce secteur prioritaire de souveraineté alimentaire au Sahel. Par le passé, les interactions entre le climat pendant la sécheresse des décennies 1970-80 et les modifications du couvert observées sur les surfaces sahéliennes au Sud-Ouest Niger ont eu des impacts inattendus sur le cycle de l’eau (paradoxe sahélien), en augmentant les ruissellements de surface et la recharge des nappes au Sud-Ouest Niger (Favreau etal., 2009, Descroix et al., 2018). Aujourd’hui, les nappes du Sud-Ouest Niger se rapprochent de la surface et menacent d’augmenter les écoulements en retour. Anticiper ces effets complexes de rétroaction suppose de déployer des modèles couplés surface-souterrain (Massuel et al., 2011), voire capables de rétroactions (Boko et al., 2020). L’eau est un facteur limitant clé pour les cultures sahéliennes et l’intensification des précipitations en cours diminue son infiltrabilité dans les sols (Malam Abdou et al., 2015) au profit de plus de ruissellement et d’inondations plus dévastatrices (Tamagnone et al., 2019, Wilcox et al., 2018, Elagib et al., 2021). Des mesures d’adaptation consistent donc à mieux infiltrer l’eau sur les parcelles cultivées, via un travail du sol plus ou moins profond (demi-lunes, banquettes, sous-solages). Ces mesures revêtent également un caractère de mitigation du réchauffement climatique, via les promesses de stockage de carbone lorsqu’appliquées à la végétation “naturelle”, ainsi que de mitigation des inondations (Warzagan et al., 2019, Tamagnone et al., 2020, Warzagan, 2020). Des plans de financements internationaux massifs (Grande Muraille Verte, compensation carbone) en cours de mise en place présagent d’un impact non négligeable de ces pratiques à l’échelle de la région sahélienne. L’objectif de ce travail est d’anticiper les changements de flux hydrologiques (recharge, ruissellements de surface, écoulements en rivières, évapotranspiration, infiltration) impliqués par ces mesures d’adaptation/mitigation, grâce au déploiement d’un modèle intégré de l’ensemble de la zone critique. Les cibles sont celles de la parcelle d’une part, et du degré-carré autour de Niamey, où ces mesures d’adaptation se développent massivement actuellement. Ce travail permettra d’élaborer une base scientifique au dimensionnement et à la critique de ces mesures d’adaptation

En préparation depuis le : 01-02-2022

Source : Theses.fr

Page publiée le 18 novembre 2022