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Université Montpellier (2022)

CONTRÔLE DE LA CROISSANCE RACINAIRE CHEZ LE MIL ET SON IMPLICATION DANSL’ADAPTATION À LA SÉCHERESSE

Nakombo-gbassault Princia aurore biawallys

Titre : CONTRÔLE DE LA CROISSANCE RACINAIRE CHEZ LE MIL ET SON IMPLICATION DANSL’ADAPTATION À LA SÉCHERESSE

Auteur : Nakombo-gbassault Princia aurore biawallys

Université : Université Montpellier

Discipline : BIDAP-Biologie et Amélioration des plantes

Sous la direction de : Laurent Laplaze.

Résumé
Le mil est la sixième céréale en terme de production mondiale mais joue un rôle capital pour la sécurité alimentaire dans les régions arides et semi-arides d’Afrique et d’Inde où il est la nourriture de base pour plus de 90 millions de personnes. La faible fertilité des sols et la sécheresse sont les facteurs les plus importants qui limitent sa production. Il est donc nécessaire de développer des variétés de mil adaptées à la croissance dans des conditions de faible apport en eau et en nutriments afin d’augmenter la productivité et la résilience de cette culture. Le système racinaire des plantes est responsable de l’acquisition de l’eau et des éléments minéraux grâce en partie à l’exploration du sol qui dépend de l’architecture racinaire. La sélection de traits racinaires favorables apparaît donc comme une voie potentielle pour augmenter les performances et la résilience des cultures. Notre équipe étudie les bases génétiques de traits racinaires qui pourraient améliorer la tolérance à la sécheresse et aux sols carencés en P, deux facteurs limitants majeurs pour le rendement du mil en Afrique de l’Ouest. Nous avons ainsi pu montrer que la vitesse de croissance de la racine primaire est associée à une meilleure tolérance à un stress hydrique précoce et à un meilleur rendement en conditions de carence en P. Une analyse de génétique d’association nous a permis de mettre en évidence 9 QTLs contrôlant ce trait chez le mil. Deux de ces QTLs ont été validés en utilisant des croisements entre lignées ayant des phénotypes contrastés. Nous avons pu démontrer que ces QTLs étaient associés à une modification de la croissance des cellules racinaires. Dans le premier cas, le gène candidat code pour une glutaredoxine (GRX). De façon intéressante, un mutant dans le gène homologue le plus proche chez Arabidopsis présente une réduction de sa croissance racinaire (C. Belin & J.P. Reichheld, LGDP – communication personnelle). Cela suggère un rôle nouveau des GRXs dans la régulation de l’élongation racinaire. Pour le second QTL, le gène candidat code pour un gène de biosynthèse de la lignine. L’homologue le plus proche chez le maïs est impliqué dans la régulation de la croissance racinaire en réponse au stress hydrique (Fan et al, 2016, Plant Physiology). L’objectif de ce projet est de caractériser la fonction de deux gènes candidats pour la croissance racinaire chez le mil.

En préparation depuis le : 01-04-2022 .

Source : Theses.fr

Page publiée le 9 novembre 2022