Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Doctorat → France → Thèses en préparation → 2021 → Urbanisation et zones humides : Intégration des oueds à la dynamique urbaine des villes sahélienne (cas de l’oued Amriguebé à N’Djaména au Tchad)

Université Tours (2021)

Urbanisation et zones humides : Intégration des oueds à la dynamique urbaine des villes sahélienne (cas de l’oued Amriguebé à N’Djaména au Tchad)

Bilal Moussa

Titre : Urbanisation et zones humides : Intégration des oueds à la dynamique urbaine des villes sahélienne (cas de l’oued Amriguebé à N’Djaména au Tchad)

Auteur : Bilal Moussa

Université : Université Tours

Discipline : Aménagement

Sous la direction de : José Serrano.

Résumé partiel
Les cours d’eau ont été de tout temps des lieux privilégiés pour le développement des activités anthropiques : création d’établissements humains, pratique de l’agriculture, installation d’industrie, vecteur d’échanges, etc. Leurs rives ont vu naitre et croître des civilisations. Elles ont été le témoin de l’histoire des villes comptant parmi les plus prestigieuses du monde, mettant leurs atouts au service de celles-ci. Ils se retrouvent malheureusement victimes de leur succès. En effet, la surface des zones humides de par le monde tend à diminuer de façon drastique depuis le début du XXe siècle, sous l’effet de l’urbanisation. Cette urbanisation qui s’est accélérée ces dernières décennies est souvent non planifiée et mal maîtrisée. Elle est de plus en plus source d’une occupation inappropriée des espaces. Les milieux les plus affectés par ce dysfonctionnement sont les espaces humides : cours d’eau et leur bassin. Il s’observe ainsi une prolifération de l’habitat, parfois insalubre, sur l’emprise de ces zones humides. Compte tenu de l’intensité de l’activité humaine, elles se retrouvent polluées par les rejets domestiques et/ou industriels. Le mode naturel de régulation des systèmes hydriques est bouleversé rendant ces écosystèmes vulnérables. Ainsi observe-t-on une baisse de la biodiversité, la disparition de couvert végétal, une série de catastrophes naturelles liées aux crues incontrôlées des cours d’eau, etc. Ce fait couplé au phénomène de changement climatique rend urgente la nécessité de trouver des solutions paysagères viables visant à allier urbanisation et protection des milieux en eau, notamment les Oueds des villes sahéliennes. Généralement, les oueds représentent les axes hydrographiques majeurs régulant le système hydrique de ces villes. Ces cours d’eau sont temporaires et qui restent quatre à cinq mois sec. Ils sillonnent les villes capitales et moyennes de cette région en assurant des fonctions paysagère, hydraulique et écologique majeurs. Aussi dès les années 70, une prise de conscience a été observée pour la sauvegarde des zones humides remarquables. Le 2 février 1971 a été signé à Ramsar (Iran) un traité intergouvernemental pour la conservation et l’utilisation rationnelle et durable des zones humides, ratifié par plus de 160 pays à travers le monde. Le Tchad a ratifié ce traité le 13 octobre 1990.2 Situé dans la sphère sahélienne, le Tchad dispose d’importantes ressources naturelles. L’on note au total six (6) sites inscrits à Ramsar, ce qui donne une superficie de 12 405 068 hectares soit 9,66% de sa superficie totale . Le Tchad subit de plein fouet les effets du changement climatique et d’une urbanisation accrue ces dernières décennies.

En préparation depuis le : 25-11-2021 .

Source : Theses.fr

Page publiée le 13 novembre 2022