Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Doctorat → Tunisie → Thèse soutenue → 2021 → Amélioration du taux de multiplication et de la qualité des plants d’artichaut (Cynara scolymus L.) par des méthodes techniques, hormonales et physiques

Institut National Agronomique de Tunis (INAT) – Université de Carthage (2021)

Amélioration du taux de multiplication et de la qualité des plants d’artichaut (Cynara scolymus L.) par des méthodes techniques, hormonales et physiques

Riahi jouhaina

Titre : Amélioration du taux de multiplication et de la qualité des plants d’artichaut (Cynara scolymus L.) par des méthodes techniques, hormonales et physiques

Auteur : Riahi jouhaina

Etablissement de soutenance : Institut National Agronomique de Tunis (INAT) – Université de Carthage

Grade : Doctorat en Sciences Agronomiques 2021

Résumé partiel
La culture de l’artichaut occupe la sixième place parmi les cultures maraîchères les plus importantes en Tunisie. Toutefois, elle n’a pas bénéficié de l’intérêt suffisant sur les plans de développement techniques et agronomiques ce qui a conduit à la détérioration de la qualité des boutures utilisées dans le processus de multiplication végétative et de plantation. Cette situation a eu un impact direct néfaste se traduisant par une réduction des rendements et de là un manque à gagner sur la rentabilité économique et par suite une réduction des superficies allouées à cette culture. C’est dans ce contexte, que le présent travail de recherche scientifique a été réalisé dans l’objectif d’améliorer la qualité de plants d’artichaut, développer ses techniques de multiplication végétative et d’améliorer sa précocité et son rendement et ce par l’adoption des techniques de pépinière et des procédés de traitements hormonaux et physiques.
Le premier axe de ce travail de recherche a porté sur l’amélioration de la qualité des plants d’artichaut ou boutures par la technique de pépinière moyennant trois types de plants provenant des cabosses de champs, des plants de pépinière maintenus en végétation pendant l’été et des cabosses de pépinière. L’analyse des résultats de cet essai a révélé que les plantes développées à partir de cabosses de pépinière se sont distinguées par un meilleur développement végétatif, un meilleur rendement moyen (29,21 t/ ha), mais surtout une meilleure précocité (1,52 t/ ha de rendement réalisé avant le 15 janvier). De même, la qualité commerciale a été trouvée sensiblement meilleure puisque 62% du produit ont été classés dans la catégorie « Extra ». La qualité nutritionnelle était au même titre très proche de celle du produit issu des cabosses de champs en particulier pour les pigments, le pouvoir antioxydant (9,07 g GAE kg-1 MS), la richesse en inuline et la teneur en minéraux.
Le deuxième axe a fait la suite du premier essai expérimental et s’est focalisé sur l’amélioration du taux de multiplication des cabosses de pépinière et des cabosses de champ par l’application de l’hormone de croissance6-benzylaminopurine (BAP) et le rabattement mécanique des plantes d’artichaut au raz du sol. L’essai a été réalisé sur des plants de pépinière printanière précoce et sur des plantes-mères de deux ans d’une parcelle de production destinée à l’arrachage. Les résultats ont montré que l’application de la dose de 200 ppm de BAP aux plants suivie du rabattement une semaine après conduit à l’émission d’un nombre élevé de rejets par plant, soit une moyenne de 7 rejets par plant de pépinière (première année) et 20 rejets par plante-mère d’artichaut de deux ans ; servant ultérieurement comme des cabosses après sevrage. Quant à la qualité des boutures, la classification de rejets selon leurs poids a permis de constater que les rejets les plus volumineux ont été issus des plantes d’artichaut traitées par 200 ppm ou 300 ppm de BAP et rabattues. L’analyse de la composition minérale des rejets a révélé aussi des différences significatives entre les traitements. En effet, une accumulation de sels au niveau des feuilles a été détectée chez les rejets issus du traitement de 100 ppm de BAP alors qu’avec des doses supérieures une réduction d’absorption de NaCl a été obtenue. Ce résultat a été attribué aux réponses physiologiques et métaboliques de la plante vis-à-vis à un stress donné ou vis-à-vis à un régulateur de croissance appliqué et à sa concentration.

Mots Clés  : Cynara scolymus L, multiplication végétative, cabosses de pépinière, cytokinine, rabattement, vernalisation artificielle, greffage, Verticillium dahliae.

Présentation

Version intégrale

Page publiée le 1er décembre 2022