Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Doctorat → Tunisie → Thèse soutenue → 2021 → Étude de la symbiose mycorhizienne chez trois céréales stratégiques en Tunisie septentrionale et son impact sur la tolérance au stress hydrique : cas de l’orge nue (Hordeum vulgare ssp. nudum L.)

Institut National Agronomique de Tunis (INAT) – Université de Carthage (2021)

Étude de la symbiose mycorhizienne chez trois céréales stratégiques en Tunisie septentrionale et son impact sur la tolérance au stress hydrique : cas de l’orge nue (Hordeum vulgare ssp. nudum L.)

JERBI MAROUA

Titre : Étude de la symbiose mycorhizienne chez trois céréales stratégiques en Tunisie septentrionale et son impact sur la tolérance au stress hydrique : cas de l’orge nue (Hordeum vulgare ssp. nudum L.)

Auteur : JERBI MAROUA

Etablissement de soutenance : Institut National Agronomique de Tunis (INAT) – Université de Carthage

Grade : Doctorat en Sciences Agronomiques 2021

Résumé partiel
En tant que pays méditerranéen, la Tunisie subit les effets du changement climatique caractérisés par une grande irrégularité de la pluviométrie associée à une hausse des températures. Cette variabilité climatique affecte la production des céréales, dont la majorité est conduite en pluvial, en particulier celle de l’orge qui occupe la 2ème place en Tunisie après le blé dur. Afin de faire face à ces contraintes liées au changement climatique, l’une des stratégies envisagées pour améliorer la tolérance des plantes aux stress abiotiques est l’utilisation d’amendement biologique à base de microorganismes symbiotiques bénéfiques tels que les champignons mycorhiziens à arbuscules (CMA). Ces derniers pourraient représenter une solution à la fois efficace et durable.

C’est dans cette optique que ce travail de thèse a été mené. Une première étude de prospection a été réalisée sur 24 sites en Tunisie septentrionale. Trois céréales stratégiques ont été considérées : le blé dur (Triticum turgidum L.), l’orge (Hordeum vulgare L.) et l’avoine (Avena sativa L.), conduites en pluvial. L’objectif est l’évaluation de l’effet des facteurs environnementaux sur l’état de la mycorhization naturelle et la biomasse microbienne rhizosphérique (marqueurs lipidiques spécifiques) associées à ces céréales. L’analyse de redondance (RDA) a montré que la pluviométrie, l’altitude et certaines propriétés du sol notamment le pH et la teneur en phosphore assimilable, expliquent 44,8% de la variation de la mycorhization. De même, la teneur en matière organique, la texture du sol, la température et l’altitude représentent les principaux facteurs d’influence sur la biomasse microbienne (R²=22,7%).

Une deuxième prospection, visant uniquement la culture d’orge, a été menée sur 31 autres sites en Tunisie septentrionale. L’utilisation d’une approche statistique Partial Least Squares Structural Equation Modelling (PLS-SEM) avec un modèle adéquat a révélé que 39% de la variation totale du taux de mycorhization est expliquée par les propriétés climatiques et chimiques du sol avec toutefois un impact plus important des propriétés climatiques comme la pluviométrie (-0,672) et la température (+0,772) par comparaison aux propriétés chimiques notamment le pH (+0,538), les teneurs en azote organique (-0,637) et en phosphore assimilable (-0,417).

Mots Clés  : Facteurs d’environnement, CMA autochtones, orge nue, stress hydrique, rendement en grains

Présentation

Version intégrale

Page publiée le 1er décembre 2022