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Faculté des Sciences de Gabès (2021)

Evaluation du pouvoir d’accumulation des polluants par quelques espèces végétales originaires de milieu oasien de Gabes

Ben Amor Afef

Titre : Evaluation du pouvoir d’accumulation des polluants par quelques espèces végétales originaires de milieu oasien de Gabes

Auteur : Ben Amor Afef

Etablissement de soutenance : Faculté des Sciences de Gabès

Grade : Docteur en Biologie 2021

Résumé partiel
Afin d’évaluer l’impact de la pollution atmosphérique industrielle dans les oasis. Cinq plantes : le palmier dattier (Phoenix dactylifera L.), le grenadier (Punica granatum L.), le figuier (Ficus carica L.), l’olivier (Olea europaea L.) et la luzerne (Medicago sativa L.) ont été choisies de six oasis situées à différentes distances de la zone industrielle de Gabes. Plusieurs analyses minéralogiques, enzymatiques, environnementales, physicochimiques et biochimiques ont été réalisées sur les échantillons du sol, des feuilles, des racines et des fruits. La détermination de mécanismes de défense incluant des substances bioactives (acides phénols et flavonoïdes), l’indice de tolérance à la pollution atmosphérique (APTI) et l’indice de performance (API) ont également été déterminés.

La caractérisation des dépôts atmosphériques a montré la présence de mélanges de polluants atmosphériques industriels tels que les métaux lourds toxiques. L’existence de ces éléments dans les sols oasiens provoque une forte contamination de l’oasis de Chott-Essalem, Ghannouch, Bouchamma et Chenini (Cdeg> 32), une contamination importante de l’oasis de Kattena (Cdeg> 21,7) et une faible contamination de l’oasis de Zarat (Cdeg < 8). Cette contamination entraîne un risque écologique (114,7

Toutes les espèces étudiées ont réagi différemment ce qui reflète leur sensibilité à la pollution de l’air. Des différences importantes entre les arbres à feuilles persistantes et les arbres caducifoliés ont été trouvées. Le palmier dattier (API = 6) a été classé comme une excellente espèce capable pour améliorer la qualité de l’air, suivi par l’olivier (API = 2) qui a été classé comme un arbre à performance moyenne. Ces deux arbres peuvent être recommandés dans les projets de la restauration des zones polluées sous un climat méditerranéen. En revanche, l’aptitude de grenadier (API = 1) était très faible, mais cette espèce est toujours intéressante comme un indicateur biologique de la pollution atmosphérique. Concernant le figuier (API = 0), il n’est pas recommandé dans les projets de restauration des sites pollués.

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Page publiée le 28 novembre 2022