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Institut National Agronomique de Tunis (INAT) – Université de Carthage (2021)

Impact des polluants atmospheriques O3 NO2 So2 sur le pollen de l’olivier

Sahar Hadj Hamda

Titre : Impact des polluants atmospheriques O3 NO2 So2 sur le pollen de l’olivier

Auteur : Sahar Hadj Hamda

Etablissement de soutenance : Institut National Agronomique de Tunis (INAT) – Université de Carthage

Grade : Doctorat en Sciences Agronomiques 2021

Résumé partiel
Après des années d’industrialisation, la question de la pollution atmosphérique et de la détérioration de la qualité de l’air est devenue une problématique préoccupante aussi bien pour les pays en voie de développement que pour les pays développé. La prolifération continue des contaminants dans l’air engendre des effets néfastes affectant d’une part le contenu biologique de l’atmosphère notamment le pollen et d’autre part les conditions environnementales des régions sujettes à ce type de pollution. Ce travail avait pour objectif i) d’établir le profil pollinique de l’atmosphère de la région de Mornag au Nord pendant la période 2011-2017, et à Menzel M’hiri, au Centre et Chaal au Sud de la Tunisie au cours de la saison de floraison de l’année 2017 et d’étudier le comportement des émissions polliniques et la variation du couvert végétal en fonctions des conditions environnementales. ii) étudier l’impact des polluants atmosphérique particulièrement l’ozone, le dioxyde de soufre et le dioxyde d’azote, sur les propriétés intrinsèques du pollen de l’olivier. Pour ce faire, des capteurs polliniques volumétriques de type Hirst ont été placés dans les différents sites afin d’étudier le contenu pollinique de l’air et ses fluctuations en fonction des conditions climatiques. De plus l’étude de l’impact des polluants sur le pollen de deux variétés autochtones de l’olivier (Chétoui et Chemlali) a été menée en conduisant une expérimentation de fumigation in vitro dans une chambre environnementale dynamique permettant le contrôle de la concentration des gaz appliqués et de l’humidité et de la température. Les résultats des analyses aérobiologiques dans la région de Mornag ont permis d’identifier 52 types polliniques différents au cours des deux années hydrologiques 2011 et 2012 avec une dominance des espèces herbacées. Les concentrations polliniques les plus élevées sont enregistrées pendant la saison printanière et une dominance de 6 taxons : Olea europaea, Cupressus, Urticaceae, Poaceae et Mercurialis annua. Une corrélation positive a été démontrée entre les concentrations polliniques dans l’air et la température moyenne alors qu’elles diminuent significativement avec les précipitations et l’humidité relative. Egalement, une diminution continue des indices polliniques a été observée au cours de la période 2013-2017. Cette réduction est associée à la rareté des ressources hydriques. En effet, nous avons observé qu’il se produit une certaine disparition de certains types polliniques pour passer uniquement à 29 taxons identifiés. En comparaison avec la région de Mornag, certains taxons ont montré une grande adaptation à plus d’aridité au centre (Menzel Mh’iri et Chaal) à savoir Olea europaea, Cupressus, Chenopodiaceae et Poaceae. En ce qui concerne l’impact des polluants atmosphériques sur le pollen de deux variétés de l’olivier nous avons pu constater que l’exposition de celui-ci à des concentrations dépassant les normes prescrites provoque une diminution significative de sa viabilité et de son pouvoir germinatif.

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Page publiée le 28 novembre 2022