Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Master → France → 2021 → Redynamiser la vallée de l’Ourika, dans le Haut Atlas Marocain. Le centre de la terre

Ecole nationale d’architecture de Paris Val de Seine (2021)

Redynamiser la vallée de l’Ourika, dans le Haut Atlas Marocain. Le centre de la terre

Ouzgane, Chama

Titre : Redynamiser la vallée de l’Ourika, dans le Haut Atlas Marocain. Le centre de la terre

Auteur : Ouzgane, Chama

Etablissement de soutenance : Ecole nationale d’architecture de Paris Val de Seine,

Grade : Projet de Fin d’Etudes (PFE) 2021

Résumé
Le Haut Atlas est une chaîne montagneuse marocaine. Cette chaîne appartient au massif de l’Atlas et plus précisément, à l’un des trois éléments de l’Atlas marocain, les deux autres étant le Moyen Atlas et l’Anti-Atlas. C’est le massif le plus élevé d’Afrique du Nord, surnommé le « toit du Maroc » ou encore, le « toit de l’Afrique du Nord ». Il forme une immense barrière d’environ 750 kilomètres de longueur qui délimite le Maroc saharien du Maroc atlantique et méditerranéen. Le relief du Haut Atlas se divise en trois entités différentes, d’ouest en est, le Haut Atlas occidental, le Haut Atlas central et le Haut Atlas oriental.Malgré sa proximité avec Marrakech, la vallée de l’Ourika elle est encore considérée comme une vallée relativement préservée, tant par sa nature que par son mode de vie montagnard traditionnel. Les touristes y affluent justement pour sa nature très préservée et ce mode de vie, ainsi que pour les nombreux petits villages berbères disséminés dans la vallée.pendant aujourd’hui, et de plus en plus, il y a un véritable abandon de cette architecture traditionnelle en terre qui est dû à la perte de transmission du savoir-faire vernaculaire et donc l’incapacité de l’entretenir soi même mais aussi d’un manque de moyens économiques pour se procurer un service de réhabilitation. Cela à donc une conséquence directe sur le paysage authentique de la région, mais aussi sur le confort des habitants, qui utilisent des matériaux et des techniques de constructions qui ne sont pas adaptées à leur localité.Pour les habitants, il est plus facile, rapide et surtout moins coûteux de faire construire une maison en dur, moins écologique, moins durable et surtout très peu adaptée au climat local, qu’une maison en terre.L’enjeu est de réapprendre à aimer et de redonner confiance aux matériaux et aux savoirs faire locaux, avoir la fierté d’un patrimoine. Pour cela il faut développer la recherche pour améliorer et former artisans et ouvrier. L’enjeu est essentiel car cette civilisation est en voie de perte, mais ce n’est pas encore irréversible. Cest donc autant que future architecte que je me questionne sur le genre d’architecture devons nous prôner : pérenne, jetable, bioclimatique, qui porte l’identité mémoriel d’une civilisation ?Mon projet s’inscrit donc dans la volonté mettre en valeur les savoir-faire traditionnels locaux, fruits d’une expérience transgénérationnelle, adaptés aux ressources locales ainsi qu’aux conditions climatiques.Ainsi, dans un premier temps, il est question de comprendre réellement quelle est l’identité du lieu, comment celui-ci se connecte (ou pas) au grand territoire.Mais aussi son identité paysagère (paysage, oued et topographie / matérialité) Dans un second temps nous allons nous pencher sur les constructions existantes qui peuvent devenir un support de compréhension. Quelle est donc leur matérialité et leurs techniques constructives ? Nous allons en d’autres termes de faire l’état des lieux du site, en cherchant à chaque fois à faire émerger des richesses qui peuvent devenir des véritables sources d’inspiration pour le projet.Suite à nos recherches et à cette analyse, j’exposerai en troisième partie mes principales intentions urbaines, avec un projet d’aménagement du territoire, dans un objectif de revitalisation d’une partie de la vallée de l’Ourika. Enfin, un équipement prendra place sur cette vallée, une nouvelle centralité faisant partie de mon projet d’aménagement du territoire et qui s’inscrit donc dans sa continuité

Présentation (ArchiRès)

Consulter le document

Page publiée le 3 janvier 2023