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Institut Agro (Montpellier) 2022

Évaluation économique des services écosystémiques et du coût de non-action en Tunisie : cas du bassin versant O.Lachbal

HAMMAMI Seif Edine

Titre : Évaluation économique des services écosystémiques et du coût de non-action en Tunisie : cas du bassin versant O.Lachbal

Auteur : HAMMAMI Seif Edine

Etablissement de soutenance : Institut Agro (Montpellier)

Grade : Master Recherche Economie du développement agricole, de l’environnement et alimentation – EcoDEVA 2022

Résumé
La présente étude est inspirée d’un débat scientifique actuel autour de l’évaluation économique des services écosystémiques rendus par le sol. Elle détaille l’estimation des services identifiés dans le bassin versant O.Lachbal et développe des projections dans le but d’analyser le trajectoire de valeur économique totale en absence et en présence des aménagements de la conservation des eaux et des sols selon l’évolution de l’érosion hydrique, de manière à révéler le coût de non-action lié à la dégradation du sol. Cette évaluation contribuera à éclairer l’image sur les bénéfices accordés par chaque service. La valeur économique totale des services écosystémiques est estimée à 5,98 millions DT (2022). Elle est constituée majoritairement (60 %) par des bénéfices d’usage direct (services d’approvisionnements), alors que les bénéfices d’usage indirect (services de régulation [34 %] et du soutien [6 %]) ne constituent que 40 % de la valeur totale. L’étude de l’évolution des bénéfices agrégés a permis d’estimer l’impact économique de la lutte contre la dégradation sur 21 ans et de dégager le coût de non-action attaché à l’érosion hydrique du sol. Les résultats de l’étude montrent que l’atténuation progressive de cette érosion provoque une stabilisation des fonctions écosystémiques et par la suite une conservation des SE, le cas contraire de ce scénario révèle un coût moyen de non-action 6 fois plus que la valeur économique totale de l’année courante (30 millions DT). Au regard de ce problème l’intervention publique reste essentielle, cette étude a exploré une relation concave entre le coût de non-action et le degré de dégradation réalisé ou à éviter vu que l’érosion est considérée comme un phénomène naturel maitrisable, mais inarrachable, offrant une clé de décision par rapport aux disponibilités monétaires.

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Page publiée le 4 janvier 2023