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Université de Corse (2009)

Structure et diversité génétique de l’olivier (olea europaea L.) en Tunisie

Zitoun Khamassi, Becheira

Titre : Structure et diversité génétique de l’olivier (olea europaea L.) en Tunisie

Genetic structure and diversity of tunisian olive (olea europaea L.) germplasm

Auteur : Zitoun Khamassi, Becheira

Université de soutenance : Université de Corse.

Grade : Doctorat : Biochimie et biologie moléculaire : Corte : 2009

Résumé
L’olivier « Olea europaea L.ssp europaea » est un arbre symbolique et omniprésent dans la flore tunisienne depuis des millénaires à l’état sauvage (var. sylvestris) ou cultivé (var. europaea). Afin d’étudier la structure de la diversité génétique et de déterminer l’origine de l’olivier tunisien, nous avons effectué des analyses moléculaires des oliviers tunisiens (lOI accessions et 20 formes sauvages) et d’autres oliviers de l’Est et de l’Ouest de la Méditerranée (27 cultivars et 10 formes sauvages). L’analyse des lOI accessions d’olivier tunisien, par les techniques de RAPD et SSR, a révélé 75 profils RAPD, dont 25 ont été confirmés par le génotypage SSR. Les 50 restants, sont classés dans 17 profils SSR. Ces résultats montrent que le germoplasme d’olivier tunisien est diversifié. En conclusion, 41 génotypes ont été déterminés et retenus pour l’établissement d’une base de données moléculaires de référence représentant l’essentiel de la diversité et permettant la construction d’une « Core collection ». Quatre approches statistiques, l’analyse multivariée (AFe), la classification hiérarchique basée sur les distances génétiques, l’inférence baysienne et l’analyse de la variance moléculaire (AMOY A), ont été utilisées pour déterminer la corrélation entre l’apport de chacune des deux approches nucléaires (RAPD et SSR). La comparaison montre une corrélation des résultats qualitatifs, mais les valeurs quantitatives diffèrent. En se basant sur les données nucléaires RAPD et SSR, deux niveaux de structure ont été révélés : (i) les cultivars et les oléastres ont été séparés en deux groupes distincts ; (ii) quatre groupes faiblement différenciés, correspondant à deux groupes de cultivars et deux groupes d’oléastres, ont été détectés. Ces résultat ont montré une divergence Est-Ouest des cultivars et ont révélé deux types de formes sauvages en Tunisie : des oléastres vrais et des formes férales. En se basant sur le polymorphisme de l’ADN nucléaire et de l’ADN chloroplastique, l’origine des variétés d’olivier tunisien a été déterminée. Ainsi, les variétés groupées avec les cultivars de l’Est et portant le chlorotype spécifique de l’Est (CEl ou CE2) sont probablement des variétés introduites de l’Est. Les variétés groupées avec des oléastres et portant un chlorotype de l’Ouest (COM 1, COM2 ou CCK) sont des variétés sélectionnées localement. Dans ce groupe, les variétés possédant un chlorotype Est sont probablement issus d’introgression entre pool génétique local et les variétés introduites. Ces résultats suggèrent différents événements de domestication et une origine multiple et complexe de l’olivier tunisien.

Mots clés : Olivier — Diversité génétique — Tunisie — Olivier — Ressources génétiques

Présentation (SUDOC-ABES)

Page publiée le 20 mars 2011, mise à jour le 12 janvier 2018